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Dimanche 4 juin 2006
Monsieur le Maire,
 
J’ai pris connaissance avec intérêt de votre lettre ouverte aux Carrièrois en date du 22 mai 2006 relative au bouclage de la francilienne en général et à votre opposition au « tracé rouge » en particulier.
 
Je me félicite du positionnement qui est le vôtre désormais concernant le tracé rouge. Vous répondez ainsi, et en partie, à ma demande exprimée lors de la réunion thématique de la CPDP le 17 mai à Carrières-sous-Poissy.
 
Ce positionnement était attendu de longue date par les riverains et les associations mobilisées et votre hésitation commençait à surprendre. Je souhaite qu’il ne soit pas le fruit d’un calcul ou d’un revirement de circonstance.
 
Je m’étonne cependant que vous ne précisiez pas également votre opposition au tracé vert qui, lui aussi, menace durablement notre commune, ses habitants et son environnement. Une clarification supplémentaire de votre part s’impose donc.
 
Toutefois, et comme j’ai pu le préciser dans mes différentes interventions publiques (presse, réunions de la CPDP, correspondances…), la question de l’inopportunité du bouclage de la Francilienne doit être maintenant posée.
 
Parce que depuis 17 ans, le volume de circulation n’a pas cessé d’augmenter, le prolongement de la Francilienne ne peut être le complément nécessaire au réseau de voie urbaine. L’Ile-de-France compte aujourd’hui plus de 800 kilomètres d’autoroute et chaque jour plus de 17 millions de déplacements sont toujours effectués en voiture.
 
Cessons de multiplier les axes autoroutiers et créons les richesses au cœur de la localisation des populations. 
 
C’est pourquoi, membre de la majorité régionale, je m’oppose au bouclage de la francilienne tel qu’il se dessine aujourd’hui.
 
L’éventuel bouclage de la francilienne hypothèque le bon développement de Carrières.
 
Pourtant, il n’est nul besoin d’une autoroute pour défendre et valoriser le commerce de proximité, il n’est nul besoin d’une autoroute pour dynamiser les initiatives locales et revitaliser le tissu économique de notre commune.
 
L’unité économique et territoriale de la zone concernée par le prolongement de la Francilienne ne se fera pas avec l’autoroute, elle se fera autour des riverains, et avec les habitants.
 
L’A 104 ne doit pas masquer les erreurs commises hier, comme la constitution d’une intercommunalité sans pôle économique et à l’accessibilité incertaine et le refus de la ville de Poissy d’y participer. Elles sont en partie responsables des retards constatés aujourd’hui, en matière économique, donc en terme d’emplois.
 
L’ A 104 ne peut pas servir d’excuse au manque de volonté et d’ambition pour Carrières.
 
Ces réflexions ne sont pas nourries par une position partisane, mais le résultat d’une expérience collective et de la volonté de garantir à chaque habitant un cadre de vie préservé.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.
 
Eddie AIT
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
par Eddie AIT publié dans : A 104
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Jeudi 18 mai 2006
Commission Particulière du Débat Public
Mercredi 17 mai 2006 – 20 heures 30 
Salle Louis Armand
 
« Objectifs, économie et aménagement du territoire »
 
Table ronde 1 : opportunité du projet et enjeux économiques et d’aménagement du territoire
 
Intervention de Monsieur Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
 
Monsieur le Président et les membres de la Commission Particulière du Débat Public,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs les riverains,
Mesdames, Messieurs,
 
Pour la seconde fois, nous sommes réunis à Carrières-sous-Poissy pour aborder ensemble la question du prolongement de la Francilienne.
 
Lors de la réunion du 13 avril 2006, vous nous avez précisez, Monsieur le Maire de Carrières, le soutien que vous apportez, en tant que Vice - Président de la Communauté de Communes les Deux Rives de Seine, au tracé Bleu.
 
Certes.  Mais peut-être faudrait-il désormais nous dire clairement que vous vous opposez aux tracés rouge et vert qui menacent Carrières sous Poissy, ses habitants et son environnement.
 
Cette déclaration à son importance, car dans sa contribution écrite au débat, Monsieur le Conseiller Général de Poissy Nord, n’hésite pas à déclarer que la commune de Carrières est favorable au tracé S1-C1- N1, c'est-à-dire le tracé rouge. 
 
Une clarification de votre part s’impose donc. Elle est attendue par les riverains .
 
Alors, ce soir, il est question de réfléchir ensemble à l’opportunité du projet de bouclage de la Francilienne au regard des enjeux du développement économique et de l’aménagement de la zone concernée.
 
En fait, il s’agit de nous expliquer comment l’A 104 est une réponse pertinente au besoin de développement économique, reposant en partie sur l’industrie automobile, et à un aménagement harmonieux de notre territoire.
 
Sans nier les enjeux économiques et les besoins des habitants qui sont réels, vous me permettrez tout de même de douter par avance d’une telle démonstration.
 
 
La réalisation du prolongement de la Francilienne n’est pas, aujourd’hui, une réponse pertinente aux objectifs présentés par le maître d’ouvrage.  
 
Toutefois, et contrairement à ce que peut affirmer le Réseau RAVY, le réseau automobile du Val d’Oise et des Yvelines, l’industrie automobile n’est pas mis en cause par le débat public tel qu’il se déroule depuis plusieurs semaines déjà.
 
Personne n’ignore la contribution significative de l’industrie automobile au développement économique de notre secteur.
 
J’étais d’ailleurs présent aux côtés de Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, le 16 février dernier, au Forum Armand Peugeot de Poissy, à l’occasion de la présentation du Pôle de compétitivité MOV’EO, pôle de compétitivité « automobile et transports », d’ambition internationale.
 
L’Ile-de-France est en effet la première région automobile française avec 156.000 salariés, dont 60.000 emplois directs, soit 19% de l’emploi national et les deux grands constructeurs français sont implantés dans les Yvelines.
 
Au regard du retard en terme de développement du territoire de la Communauté de Communes les Deux Rives de Seine et des territoires adjacents, il est évident que le maintien de l’activité industrielle automobile et la capacité collective à permettre son développement sont une priorité et une nécessité.
 
La Région Ile-de-France ne l’entend pas autrement. Le secteur automobile est une activité durable.
 
Le secteur automobile n’est pas menacé, comme le dit le RAVY, par un « égoïsme résidentiel » ou des « censeurs schizophrènes ». Les adhérents du COPRA et les riverains, que je salue une nouvelle fois pour leur mobilisation, apprécieront ces qualificatifs.
 
Alors certes, je reconnais aisément que les entreprises s’implantent là où il est facile de circuler et de se déplacer.
 
Mais se déplacer plus vite, veiller au confort, à l’accessibilité et à la sécurité de tous, c’est aussi offrir une alternative crédible à la voiture. Une mission que s’est assignée l’exécutif régional.
 
Des solutions alternatives à la voiture existent. Elles existent, notamment, pour promouvoir le développement économique dans notre région.
 
La Région Ile-de-France s’affirme aujourd’hui comme l’échelon territorial pertinent des politiques d’emploi et de développement économique.
 
A travers les travaux préparatoires à l’élaboration du SRDE - le Schéma Régional de Développement Economique - la région Ile-de-France entend se donner les moyens de son ambition économique, sociale et solidaire.
 
Il s’agit de répondre aux grands défis auxquels l’Ile-de-France est confrontée pour définir des orientations stratégiques avec la volonté qu’elle prenne toute sa place au plan national comme international pour devenir la première éco-région d’Europe.
 
Porteur d’une démarche participative et dynamique, le SRDE contribuera à donner une visibilité à la stratégie régionale. A partir d’un diagnostic réaliste sur la situation économique actuelle, l’enjeu est de redonner confiance en nos atouts et nos potentialités inscrivant le progrès social et économique au service de l’emploi et du développement durable.
 
Alors, pour répondre à ces ambitions économiques et environnementales que nous partageons tous, nous devons développer le ferroutage, revitaliser le transport fluvial, réaménager localement le réseau routier, et diversifier l’offre de transports en commun.
 
Parce que l’Ile-de-France compte aujourd’hui plus de 800 kilomètres d’autoroute et que chaque jour plus de 17 millions de déplacements sont toujours effectués en voiture, il est plus que temps d’agir vite.
 
Parce que depuis 17 ans, le volume de circulation n’a pas cessé d’augmenter, le prolongement de la Francilienne ne peut être le complément nécessaire au réseau de voie urbaine.
 
Cessons de multiplier les axes autoroutiers et créons les richesses au cœur de la localisation des populations. C’est pourquoi, membre de la majorité régionale, je m’oppose au bouclage de la francilienne tel qu’il se dessine aujourd’hui.
 
Cette opposition est en cohérence avec la politique d’aménagement de la Région, désireuse de faire de l’Ile-de-France la première écorégion d’Europe. Un objectif confirmé dans le cadre de la révision du SDRIF, le Schéma Directeur Régional de l’Ile-de-France. Je m’ensuis d’ailleurs encore entretenu cette après midi avec Mireille FERRI , Vice-présidente chargée de l’aménagement du territoire.
 
Aménager le territoire, c’est préserver les populations.
 
C’est sur la base de ce principe et des nouvelles orientations régionales en matière d’environnement et d’aménagement du territoire que le Conseil Régional ne participera pas au financement d’un tel projet autoroutier.
 
Faut-il effet investir 2 milliards d’euros afin de gagner 15 minutes pour un trajet de 25 kilomètres ? 
 
Le développement économique régional en dépendrait ? Soyons sérieux !
 
Des erreurs commises hier, comme la constitution d’une intercommunalité sans pôle économique et à l’accessibilité incertaine et le refus de la ville de Poissy d’y participer, sont en partie responsables des retards constatés aujourd’hui, en matière économique, donc en terme d’emplois.
 
Un réel développement économique repose sur une création de richesse, donc l’implantation de nouvelles entreprises, donc la création de nouveaux emplois.
 
Pas plus qu’une autoroute ne devrait s’imposer aux riverains, l’implantation d’une entreprise ne se décrète pas.
 
Par conséquent, il n’est nul besoin d’une autoroute pour défendre et valoriser le commerce de proximité, il n’est nul besoin d’une autoroute pour dynamiser les initiatives locales et revitaliser le tissu économique local de nos communes et de Carrières en particulier.
 
L’unité économique et territoriale de la zone concernée par le prolongement de la Francilienne ne se fera pas avec l’autoroute, elle se fera autour des riverains, et avec les habitants. Des riverains qui se font entendre et dont il faudra bien un jour prendre en considération leurs réflexions.  
 
Alors, j’en appelle au bon sens et à la responsabilité politique des élus et de certains décideurs économiques qui aujourd’hui, pour des raisons obscures, persistent à défendre des tracés autoroutiers nuisibles qui porteront atteinte durablement à notre environnement, à notre cadre de vie et n’assureront pas le développement économique tant attendu.
 
L’A 104, c’est ni fait, ni à faire !  
 
Je vous remercie.
par Eddie AIT publié dans : A 104
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Mercredi 3 mai 2006
Commission Particulière du Débat Public
Prolongement de la Francilienne
Mardi 2 mai 2006 – 20 heures 30 – CDA
 
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
Membre de la Commission consultative du Plan Régional
pour la Qualité de l’Air
 
Seul le texte prononcé fait foi.
 
Monsieur le Président de la Commission Particulière du Débat Public,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs les riverains,
Mesdames, Messieurs,
 
Une fois de plus nous sommes réunis pour aborder ensemble la question du prolongement de la Francilienne.
 
Et à de nombreuses reprises, le reproche a été fait aux municipalités invitantes de ne pas assez informer leurs administrés de la tenue des réunions et du fond du dossier.
 
A Poissy, il n’en est rien, bien au contraire, c’est à une véritable opération de surinformation – tracts, courriers, journaux – dont nous avons été les témoins, une surinformation tendant à la désinformation quant aux dangers liés à la réalisation du bouclage de la francilienne. Une véritable opération de communication donc, de propagande pour le tracé rouge aux frais des contribuables, aux frais des riverains menacés.
 
Mais si le temps de rendre compte n’est pas encore venu – et il viendra bientôt – il est plus que temps ce soir de dénoncer, sans nuance, et avec force et vigueur, le projet de bouclage de la francilienne tel qu’il se dessine aujourd’hui.
 
A cette occasion, je souhaite adresser mes sincères remerciements au COPRA et à l’ensemble des ses comités locaux – ce soir plus particulièrement à celui de Poissy ainsi qu’au SPIM - pour le travail réalisé et la sensibilisation effectuée auprès des riverains, tout cela, bien évidemment, dans le sens de l’intérêt général, contrairement à ce que vous avez pu dire Monsieur le Maire de Poissy.
 
L’Ile-de-France compte aujourd’hui plus de 800 kilomètres d’autoroute et chaque jour plus de 17 millions de déplacements sont toujours effectués en voiture. Depuis 17 ans, le volume de circulation n’a pas cessé d’augmenter.
 
Alors, si le bouclage de la francilienne se réalise, notre cadre vie, notre environnement et, plus grave encore, notre santé, seront mis en danger. 
 
Le bouclage entraînera :
Des encombrements majeurs sur l’A 13
Une intensification supplémentaire du trafic poids lourds
De nouvelles nuisances sonores
Une pollution supplémentaire
Une atteinte à l’environnement
 
Membre de la Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l’Air, je tiens à rappeler que les plus grands spécialistes, tant aux niveaux national qu’international, insistent sur les dégâts causés par les pollutions sur les populations riveraines. La pollution atmosphérique est responsable chaque année, en France, de la mort de plus de 6000 personnes.
 
C’est la raison pour laquelle, la Région Ile-de-France, qui revendique pour chaque Francilien le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, comme il est écrit d’ailleurs dans la Charte de l’environnement inscrit au Préambule de notre constitution, s’oppose à un tel projet autoroutier.
 
Le Conseil Régional - et son Président Jean-Paul HUCHON -, qui a l’ambition de faire de l’Ile-de-France la première écorégion d’Europe, ne participera pas au financement d’un tel projet autoroutier.
 
Faut-il vraiment investir 2 milliards d’euros afin de gagner 15 minutes pour un trajet de 25 kilomètres ?  
Elu régional, je m’interroge également sur la capacité financière de l’Etat dans ce projet, alors qu’il rencontre de grandes difficultés à honorer ses engagements dans le cadre du contrat de plan Etat – Région.
 
Une situation qui se confirme comme en atteste l’entretien du Premier Ministre avec le Président HUCHON ce matin. Je salue d’ailleurs la présence ce soir dans la salle de Maxime LEGRAND, son Conseiller Technique aux finances et au Plan.
 
Le budget consacré au bouclage confisquera toutes les ressources financières au détriment d’autres équipements.
 
Je tiens d’ailleurs à préciser que les projets proposés par le maître d’ouvrage ne tiennent pas compte des préconisations du SDRIF concernant le développement des transports en commun.
 
Se déplacer plus vite, veiller au confort, à l’accessibilité et à la sécurité de tous, c’est aussi offrir une alternative crédible à la voiture.
 
Une mission que s’est assignée l’exécutif régional. Car des solutions alternatives à la voiture existent.
Pour cela, nous devons développer le ferroutage, revitaliser le transport fluvial, réaménager localement le réseau routier et diversifier l’offre de transports en commun.
 
La Région, qui à désormais en gestion le Syndicat des Transports d’Ile-de-France, le célèbre STIF, a réaffirmé sa ferme volonté de voir privilégier le renforcement de l’offre de transports collectifs en Ile-de-France en général et dans les Yvelines en particulier.
 
Alors, j’en appelle au bon sens et à la responsabilité politique des élus qui aujourd’hui pour des raisons obscures persistent à défendre des tracés autoroutiers nuisibles qui porteront atteinte durablement à notre environnement et à notre cadre de vie.
 
Maîtrisons notre circulation !  Refusons les tracés proposés !  
 
En définitive, l’A 104, c’est ni fait, ni à faire !
 
Je vous remercie.
par Eddie AIT publié dans : A 104
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Jeudi 20 avril 2006

Plus de 200 personnes étaient présentes, jeudi 13 avril 2006, à la Salle Louis Armand de Carrières-sous-Poissy, dans le cadre du Débat Public sur le bouclage de la Francilienne, l'autoroute A 104. Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France (PRG), se félicite de la forte mobilisation du COPRA et de ses adhérents à l'occasion de cette réunion de proximité. Il salue le travail réalisé par cette association en général et sa Présidente locale, Mme PARAVY, en particulier.

Le Conseil Régional d'Ile-de-France, avec de nombreux Carriérois, reste mobilisé face à la volonté de l’Etat de mener ce projet routier à son terme. Il réaffirme sa volonté de voir privilégier le renforcement de l’offre de transports collectifs en Ile-de-France et dans les Yvelines. L’Ile-de-France compte plus de 800 kilomètres d’autoroute et chaque jour plus de 17 millions de déplacements sont toujours effectués en voiture. Pour se déplacer plus vite, veiller au confort, à l’accessibilité et à la sécurité de tous, il convient d’offrir une alternative crédible à la voiture.

Tel est le sens de l'intervention prononcée par Eddie AIT, à la tribune, le 13 avril 2006.

Il a ainsi déclaré : Ce projet d’autoroute, dit « Bouclage de la Francilienne », menace durablement notre cadre de vie et hypothèque le bon développement de notre commune. De nombreuses habitations collectives et individuelles et la plupart des équipements publics de la ville (collèges, écoles, stades, maternelles, Salle des Fêtes…) se trouveraient ainsi à proximité immédiate de l’A 104 et des ses nuisances. Il convient de s’opposer avec force à un tel projet autoroutier ! Mobilisons nous, aux côtés des associations de riverains, pour notre environnement, notre qualité de vie et contre l’autoroute A 104 !

Date de la prochaine réunion à Carrières, informations...

par Eddie AIT publié dans : A 104
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Lundi 23 janvier 2006
Monsieur Daniel SCHALCK
Maire
Hôtel de Ville
Place Saint Blaise
78955 Carrières-sous-Poissy
 
Carrières-sous-Poissy, le 20 janvier 2006
 
Monsieur le Maire,
 
Avec la saisine de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), le projet de prolongement de l’A 104, qui relierait les autoroutes A 13 et A 14 à l’autoroute A 15 par un tracé urbain à travers une dizaine de communes, est de nouveau d’actualité.
 
Aussi, j’attire votre attention sur le fait que ce projet d’autoroute, dit « Bouclage de la Francilienne », menace durablement notre cadre de vie et hypothèque le bon développement de notre commune. 
 
Pour Carrières-sous-Poissy, le tracé envisagé est le suivant (du sud vers le nord) :
 
- Passage en viaduc, par-dessus l’île de Migneaux, la Seine et l’étang de la Galliote,
- Tracé en surface, du complexe sportif Bretagne jusqu’à l’avenue Maurice Bertaux (avec bretelle de raccordement vers le pont de Poissy),
- Liaison souterraine (?), sous l’esplanade de la Reine Blanche et de la Route de Triel, 
- Tracé en surface, dans la plaine le long du Stade « Alsace », des zones pavillonnaires et de l’école maternelle « Les cigognes » et
- Barrière de péage en limite de Chanteloup les Vignes.
 
De nombreuses habitations collectives et individuelles et la plupart des équipements publics de la ville (collèges, écoles, stades, maternelles, Salle des Fêtes…) se trouveraient ainsi à proximité immédiate de l’A 104 et des ses nuisances.
 
Il convient de s’opposer fermement à un tel projet.
 
Aussi, je tiens à vous faire part de mon étonnement et de mon inquiétude quant à votre prise de position publique en faveur du tracé actuel de l’autoroute.
 
L’enjeu est pourtant de taille pour l’avenir de Carrières. Une consultation massive de la population s’impose donc.
 
Comme vous le savez, la citoyenneté ne peut se développer à Carrières-sous-Poissy que si les acteurs locaux ont le sentiment de pouvoir agir sur leur cadre de vie collectif. 
 
Ainsi, ne doutant pas de votre désir de sauvegarder la qualité de vie des habitants de notre commune, notre environnement et notre santé, je vous invite à organiser, dans les meilleurs délais et selon les lois en vigueur, un « Référendum local » portant sur le passage ou non de l’A 104 à Carrières-sous-Poissy. 
 
Je vous prie de bien vouloir faire délibérer le Conseil Municipal sur le principe de cette consultation et les modalités de son organisation. 
 
Cette demande n’est pas nourrie par une position partisane, mais le résultat d’une expérience collective et de la volonté de garantir à chaque habitant un cadre de vie préservé en faisant de Carrières une ville où il ferait enfin bon vivre.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de ma considération distinguée.
  
Eddie AIT
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
Membre de la Commission Démocratie Régionale
par Eddie AIT publié dans : A 104
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