Accueil

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 9 mars 2006
Appel de SOS HOMOPHOBIE
 
Suite à une circulaire de 1983, les homosexuels masculins, mais aussi parfois des lesbiennes, sont exclu(e)s systématiquement du don du sang, du seul fait de leur orientation sexuelle. Au nom du "principe de précaution" cette discrimination s'applique qu'ils aient eu ou non des "conduites à risque".
 
Nous avons enquêté sur la pertinence de cette exclusion et nous nous devons de conclure qu'elle ne repose, aujourd'hui, sur aucun argument scientifique. On constate en effet une différence de traitement entre un hétérosexuel ayant une conduite à risque (exclusion temporaire) et un homosexuel (exclusion définitive du seul fait de son orientation sexuelle).
 
Donner son sang est un acte citoyen qui engage la responsabilité de chacun. Écarter systématiquement les homosexuels revient à considérer qu'ils seraient moins citoyens et moins responsables que les hétérosexuels.
 
Nous pensons donc que ce principe de précaution doit être remis en cause dans son application abusive et discriminante. Nous demandons à ce que la condition de "groupe à risque" soit remplacée par la condition de "conduite à risque".
 
Pour sensibiliser l'ensemble de l'opinion publique nous mettons en place une campagne :
- de DON DE SANG CITOYEN. Si vous êtes homosexuel, séronégatif, nous vous invitons à remplir une promesse de don de sang.
- d'ENGAGEMENT RECEVEUR (EUSE). Qui que vous soyez, si vous souhaitez soutenir cette action, nous vous invitons à remplir cet engagement.
A la clôture de l'opération, le nombre total de promesses de dons et ces "engagements receveurs(euses)" sera remis solennellement à la direction de l'Établissement Français du Sang. Charge à eux de les accepter et ainsi sauver des vies ou de les refuser.
Merci de votre confiance.
Avertissement : les promesses de don collectées seront transmises à SOS homophobie qui gère l'opération. SOS homophobie s'engage à garantir la confidentialité des données communiquées. Les informations transmises à l'Etablissement Français du Sang seront anonymes : seul votre prénom et votre code postal seront communiqués. Nous faisons confiance à votre responsabilité citoyenne pour aller donner votre sang et respecter cet engagement, si l'Établissement Français du Sang change de position.
 
SOS homophobie - c/o CGL - BP 255 - 75524 Paris cedex 11 / Tél. : 0810 108 135
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 février 2006
Le Cinéma
Le CINE VILLE,
et les associations
ACT UP et L’Autre Cercle
vous proposent un débat sur
« l’homosexualité au quotidien » autour du film « Le Bal des Chattes Sauvages »
 
Le vendredi 24 février 2006 à 20.30
au Cinéma Le CINE VILLE
5, rue Arnoult Crapotte à Conflans-Sainte-Honorine

En présence
d’Eddie AÏT, Conseiller Régional d'Ile-de-France,
de Pauline LONDEIX, membre d’Act Up
et Elisabeth LE RIBOTEUR, membre de l'Autre Cercle
 
Informations / Réservations : 01.39.72.63.75
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 8 février 2006

Question écrite de Eddie AIT , Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG), à Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France,

Depuis plusieurs années, la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle s’est affirmée sur la scène des débats de société. Elle engage la responsabilité de tous les acteurs publics et au premier chef les collectivités territoriales. La Région Ile-de-France tente d’ailleurs d’agir efficacement et durablement dans ce domaine.

Il convient toutefois, au regard des évènements discriminants et des agressions homophobes qui se multiplient dans les établissement scolaires      - 3 lycéens ont été récemment condamnés en justice pour un bizutage homophobe à Verdun - de réfléchir aux actions que pourraient mener le Conseil Régional d’Ile-de-France, en tant que collectivité territoriale, dans le cadre des ses politiques éducatives.  

Et bien que la loi n’autorise pas la Région à définir le contenu de l’enseignement - ses compétences s’arrêtent en matière d’éducation aux seuls investissements matériels dans les lycées et les CFA - il nous revient d’intervenir.

Parce que l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, au même titre que le racisme et le l’antisémitisme, compromettent l’exigence d’égalité et de fraternité républicaine, pouvez-vous me préciser, Monsieur le Président, comment la Région Ile-de-France pourrait mettre en place des actions de sensibilisation des personnels des lycées et des CFA, et des élèves et apprentis, à la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et agir pour appuyer et faciliter les interventions des associations LGBT dans les établissements scolaires et les centres d’apprentissage ?

Eduquer, former, sensibiliser : voilà les maîtres mots d’un programme qui permettrait aux futures générations d’apprendre à ne plus fonctionner sur le principe de l’exclusion et de la méfiance vis-à-vis de l’autre.

Fait à Paris, le 8 février 2006

par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 janvier 2006
Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France, membre du Bureau National du PRG, se félicite de la condamnation de
Christian VANNESTE, Député UMP du Nord, pour injures homophobes.
 
La condamnation est sans ambiguïté. Elle renforce l’action de toutes celles et de tous ceux qui luttent au quotidien contre l’homophobie.
 
Il était temps que notre société cesse d’être complaisante avec les propos homophobes qui sont attentatoires à la dignité de citoyens comme les autres. L’homophobie, au même titre que le racisme et l’antisémitisme, compromet l’exigence d’égalité et de fraternité républicaine.
 
Désormais, il revient à l’UMP, en tant que parti républicain, de sanctionner son parlementaire. Il s’agit d’être exemplaire et d’afficher clairement que personne n’est au dessus des lois.
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 janvier 2006

Tribune publiée dans la Revue CONFLUENCES (juin 2001)

La thématique de la lutte contre les discriminations s’affirme aujourd’hui sur la scène des débats de société. Commission Européenne, ministère du Travail, Confédération Syndicale, Associations et Fédérations se mobilisent pour détruire cette banalisation du rejet de l’autre.

La thématique de la lutte contre les discriminations s’affirme aujourd’hui sur la scène des débats de société. Commission Européenne, ministère du Travail, Confédération Syndicale, Associations et Fédérations se mobilisent pour détruire cette banalisation du rejet de l’autre.

L’engagement gouvernemental s’est traduit, notamment à l’occasion des « Assises de la Citoyenneté et de la lutte contre les discriminations » du 18 mars 2000, par la mise en place d’un numéro d’appel gratuit, le 114, qui « s’attache à répondre aux situations individuelles et à faciliter la rencontre entre, d’un côté, les outils nouveaux mis en œuvre pour prévenir et traiter les cas de discrimination et, de l’autre côté, les personnes potentiellement victimes de discriminations. » [1] La question des discriminations est désormais entrée dans l’esprit des pouvoirs publics.

Et de façon générale, les dispositifs de lutte contre les discriminations ne manquent pas. Qu’il s’agisse de la Commission nationale consultative des Droits de l’homme ; du Haut Conseil à l’intégration qui, comme son nom l’indique, a pour mission d’aider à l’intégration dans la société française ; des CODAC (Commissions départementales d’accès à la citoyenneté), chargées dans chaque département d’étudier les cas de discrimination en matière d’embauche, de logements ou de loisirs ou du Groupement d’étude des discriminations [2], tous ont pour mission de « protéger le citoyen contre la ségrégation et d’imposer le droit contre le préjugé ». [3] La lutte contre les discriminations, qu’elles soient fondées sur le sexe, l’origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, un âge ou l’orientation sexuelle, fait donc aujourd’hui l’objet d’initiatives nationales et communautaires et se traduisent par des mesures législatives, des formes d’accompagnement des victimes, des opérations de sensibilisation de la population.

Et dans le cadre des opérations de sensibilisation de la population, la « Gay Pride » du 23 juin 2001, au slogan « Hétéros, Homos, tous ensemble contre les discriminations : parentalité, séjour, travail, couple », nous invite à nous arrêter sur les discriminations liées à l’orientation sexuelle. Car l’homophobie est devenue, depuis le vote du PACS (Pacte civil de solidarité), une véritable question de société.

En effet, il y a un an, en juin 2000, une disposition de la loi sur la présomption d’innocence est entrée en vigueur. Elle permet aux associations de lutte contre l’homophobie de se constituer partie civile en cas d’atteintes physiques ou matérielles, « lorsque ces faits ont été commis en raison du sexe ou des mœurs de la victime ».

Ce texte comporte cependant une limite : les associations ne pourront pas agir en cas d’injures ou de diffamation homophobes car ces délits n’existent toujours pas.

C’est pourquoi, les associations réclament l’ajout de l’expression « à raison de leur orientation sexuelle » dans l’article 225-1 du code pénal qui définit les motifs de discrimination (race, opinions, politiques, sexes). Alors que Martine Aubry affirmait « qu’il est de la responsabilité du gouvernement d’agir et de dire qu’il n’est pas acceptable de discriminer un homosexuel à l’embauche ou de refuser de louer un appartement à un couple homosexuel » et de sa responsabilité de « faire en sorte que la loi soit explicite » [4], alors qu’une directive européenne [5] s’impose à la France, que le Traité d’Amsterdam entend « combattre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle », la Chancellerie oppose toujours à la demande des associations un « on va voir ». [6] Ainsi, les slogans tristement célèbres brandis par « les anti-PACS » à la manifestation du 31 janvier 1999 -« Les pédés au bûcher » ou « Pas de neveux pour les tantouzes »- pourront-ils être proclamés à nouveau en toute impunité. Et même si les associations de lutte contre l’homophobie dressent un constat de progrès pour l’année 2007, elles n’en restent pas moins en alerte : SOS-Homophobie [7], par sa Présidente Christine Le Doare, déclare toujours relever « une homophobie ordinaire avec son cortège de rumeurs, d’insultes, dans la rue, sur le lieu de travail ou en famille, puis une homophobie agressive faite de refus d’attribution de garde d’enfants... enfin une homophobie destructrice avec son lot d’agressions physiques... ». [8]
C’est pourquoi, les associations s’organisent pour obtenir l’adoption par les pouvoirs publics de plans de prévention, avec des actions de sensibilisation des structures et des personnels au contact du public, tels que les enseignants, les personnels hospitaliers, les agents des forces de l’ordre... « Éduquer, former, sensibiliser. Voilà les maîtres mots d’un programme qui permettrait aux futures générations d’apprendre à ne plus fonctionner sur le principe de l’exclusion, de la méfiance vis à vis de l’autre. Mais une telle ambition suppose des moyens ». [9] Et c’est parce que l’homophobie, au même titre que le racisme et le sexisme, compromet l’exigence d’égalité et de fraternité républicaine [10], et pour mettre en place les outils de prévention et de répression adaptés à sa lutte, que se tient le 9 juin 2001, avec le soutien des Verts, du PCF, du PS, de la CGT et en présence de nombreuses associations (DEGEL, APGL, CGL, GARE !...), le séminaire public de SOS-Homophobie intitulé « Discriminations et violences homophobes : l’inégalité au quotidien"

[1] Conférence de presse de Martine Aubry du 16 mai 2000.
[2] Le Groupement d’étude des discriminations, qui est composé de représentants de différents ministères et de syndicalistes, publie chaque année un rapport sur l’état des discriminations en France.
[3] Extrait de l’« Appel pour la création d’une instance contre la discrimination », signé en mars 2000 par le MRAP, la LICRA et la LDH.
[4] Juin 2000
[5] Les Résolutions européennes de 1994 et 1998 revendiquent l’égalité pour les gays et les lesbiennes et la Recommandation de 1997 combat les discours de haine.
[6] Libération du 23 juin 2000
[7] SOS-HOMOPHOBIE :
  Lien Hypertexte « http://www.France.qrd.org/assocs/sos »
  www.france.qrd.org/assocs/sos
  Ligne d’écoute : 01 48 06 42 41
[8] Extrait du « Rapport 2000 sur l’homophobie » réalisé par SOS-Homophobie
[9] Extrait du « Manifeste contre l’homophobie » de décembre 2000, notamment signé par AIDES, ACT-UP, CGL, SOS-HOMOPHOBIE, CRSH, CHICHE !
[10] Cf. Éditorial de Christine Le Doare, « Rapport 2000 sur l’homophobie » , Juin 2000

par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
blog maison et décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus