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Jeudi 2 février 2006
Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG), membre de la Commission Culture, Vice-président de la Commission du Film d’Ile-de-France a fait adopter, lors de la séance budgétaire du Conseil Régional d’Ile-de-France, un amendement visant à renforcer de 5OO.OOO euros les moyens alloués à la construction et à l’aménagement des lieux de diffusion et de création culturelle en général et aux salles de cinéma en particulier.
 
On estime aujourd’hui que 60% des établissements franciliens de cinéma relèvent, au moins partiellement, de l’initiative publique. L’engagement  des collectivités territoriales aux côtés des salles de cinéma a contribué fortement à la formation des spectateurs, au maintien et au développement du parc de salles et par conséquent au soutien de la diversité du cinéma français.
 
L’enjeu est important : celui du développement et de la modernisation du parc de salles de cinéma existant
 
L’aide renforcée de la Région aura un impact direct pour le Département des Yvelines. Il compte en effet de nombreuses salles publiques de cinéma (Conflans, Achères, Le Mureaux…).
par Eddie AIT publié dans : Culture
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Vendredi 27 janvier 2006

la Région Ile-de-France entend donner toute sa place à la culture et en faciliter l'accès pour tous.

La culture est une nécessité. Elle est source de lien, d'enthousiasme. C'est une richesse unique car elle se partage. Cette conviction fonde la politique culturelle de la Région Ile-de-France qui a choisi d'être présente à tous les niveaux de la création, de l'artiste à son public.

L’action culturelle régionale soutient la création contemporaine. Elle s’enracine dans la conservation et la mise en valeur du patrimoine, par l'ouverture de sites toujours plus nombreux aux Franciliens. Elle s’engage auprès de manifestations culturelles de qualité et soutient la diffusion artistique, notamment par la construction d’équipements culturels de proximité pour en favoriser l’accès de tous.

Parce que la culture se nourrit du passé et éclaire l’avenir, l’action régionale se veut en prise directe avec le monde d'aujourd'hui : la Région s'investit ainsi dans les formes de création les plus actuelles. Pour être efficace, une politique culturelle ne peut se concevoir que sur le long terme. La Région en a fait l’une de ses ambitions.

par Eddie AIT publié dans : Culture
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Vendredi 27 janvier 2006

Tribune publiée dans FRANCE SOIR (24.05.2005)

par Eddie AIT,
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
Délégué National du Parti Radical de Gauche à la Culture



Face à ceux qui affirment que la « culture française » deviendra une simple marchandise si le Traité constitutionnel est adopté le 29 mai 2005, il convient de rétablir quelques vérités et de proclamer, enfin, l’Europe de la culture. 
 
Si l’idée d’une politique européenne de la culture est apparue tardivement, avec le Traité de Maastricht, la tenue, à Paris, des « Rencontres pour l’Europe de la culture », au cours desquelles artistes et intellectuels ont débattu librement de leur vision d’une Europe où l’art et les œuvres de l’esprit ne sont pas des marchandises comme les autres, atteste de l’existence d’une Europe de la création.
 
Elle ne demande qu’à vivre pour aider à porter une identité européenne renouvelée. Toutefois, avec un budget représentant 0,007% de celui de l’Union, la politique européenne de la culture disposent de moyens dérisoires.
 
La culture européenne nous unit. Elle mérite d’être défendue, soutenue et partagée. Aussi, le Traité constitutionnel réaménage l’espace culturel européen, et ce par trois dispositions majeures :
 
-         Il élève la « diversité culturelle » au rang de principe constitutionnel  (Art. II-82 de la Charte des Droits fondamentaux) ;
-         Il confère au Parlement Européen le dernier mot sur les accords commerciaux en général, et culturels en particulier (Art. III-315) ;
-         Enfin, il permettra aux Etats membres, à tout moment, de mettre leur veto si la « négociation des accords internationaux dans le domaine du commerce des services culturels et audiovisuels risque de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’UE » (Art. III-315.4a). C’est ce qu’on appelle « l’exception culturelle. »
 
Et, même si nous pouvons regretter que le Traité ne considère pas la culture comme un service public, les Etats pourront toujours subventionner des « actions destinées à promouvoir la culture » (Art. III-167).  Il n’est donc pas question d’interférer dans les politiques d’aides nationales, dont le Conseil Européen a reconnu l’importance, notamment pour le Cinéma, l’audiovisuel et le livre.  
 
En ce qui concerne la France, qui fait figure d’exemple dans ce domaine en Europe, la défense de son système d’aides au cinéma et à l’audiovisuel passe par la réaffirmation de sa diversité culturelle. La Constitution, ne reconnaît d’ailleurs à l’Union qu’une compétence pour mener « des actions d’appui, de coordination ou de complément » (Art. I-17).  Dans un monde où l’on craint la standardisation et l’uniformisation, mettre en avant sa spécificité culturelle est vitale.
 
La Culture, qui a été le grand oublié de la construction européenne, ne l’est plus. Désormais, la Constitution inscrit la « diversité culturelle et linguistique » et « la sauvegarde du patrimoine européen » au rang des objectifs de l’Union.
 
L’Europe est un projet politique qui s’est élaboré sur le refus de toutes les formes de barbaries. La Culture porte son projet d’avenir.
 
Il nous revient, jusqu’au 29 mai 2005, de porter, devant l’opinion, le témoignage  de la capacité des européens à inscrire la diversité et la richesse de leurs cultures dans une communauté de destin.

par Eddie AIT publié dans : Culture
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Dimanche 22 janvier 2006
Tribune publiée dans FRANCE SOIR  (14.09.2005)
 
N'oublions pas la culture, c'est à dire les intermittents !
Par Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France,
Délégué national du PRG à la Culture
 
Alors que les projecteurs des festivals d'été viennent de s'éteindre, il nous faut continuer de dénoncer les dispositions injustes du protocole du 26 juin 2003 relatif au système d'indemnisation des intermittents du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel.Bien qu'en partie amendé par l'instauration d'un Fonds spécifique provisoire, ce protocole a mis en place un système inefficace et socialement injuste, excluant les plus précaires et favorisant les milieux insérés professionnellement, et dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour.   
 
Aussi, pour mettre fin à cette situation et notamment pour offrir aux artistes et techniciens du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant la sécurité matérielle à laquelle ils ont le droit, il faut réaffirmer la nécessité absolue de voir aboutir la " proposition de loi relative  la pérennisation du régime d'assurance chômage des professions du spectacle, de l'audiovisuel et du cinéma dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle ", déposée le 2 mars 2005 à l'Assemblée Nationale puis au Sénat, et signée à ce jour par plus de 450 parlementaires.  
 
Le Gouvernement doit agir rapidement et légiférer.
Les intermittents permettent à la culture d'exister et sont les derniers garants de l'idée d'une exception culturelle française.
 
Dans le secteur culturel comme dans tous les secteurs intérêt général, l'Etat ne peut s'exonérer de sa responsabilité. La décentralisation ne saurait justifier son désengagement. Le spectacle vivant peut poursuivre son développement dans le pays à la condition expresse que demeure un large secteur non marchand, et que celui-ci bénéficie de la double confiance des collectivités locales et de l'Etat.
 
Pour aller plus loin et rester attentif aux propositions des organisations professionnelles et syndicales, la mise en place, dans ce contexte, "d'Observatoires régionaux des politiques culturelles", à l'initiative de l'Etat et des Régions trouve,  toute ici toute sa pertinence. Ces observatoires seraient plus particulièrement centrés sur la place de la création artistique dans les politiques culturelles présentes sur le territoire, l'égalité d'accès des habitants aux pratiques artistiques et culturelles, la prise en compte des pratiques émergentes et l'emploi culturel.
 
Ce n'est qu'en réunissant l'ensemble des acteurs concernés, Etat, collectivités territoriales, professionnels et syndicats, que notre pays aura les moyens de répondre aux enjeux du spectacle vivant, du cinéma et de l'audiovisuel, tout en développant une création artistique active, dynamique, vivante
par Eddie AIT publié dans : Culture
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Dimanche 8 janvier 2006

Question écrite de Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG), Membre de la Commission Culture, et de Céline BAUMEL, Conseillère Régionale d’Ile-de-France (PS), Adjointe au Maire des Mureaux, chargée de la Culture, à Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France sur la défense et la promotion des salles publiques de cinéma en Ile-de-France. 

 

Depuis près de 30 ans, les salles de cinéma publiques jouent un rôle primordial dans l’économie du cinéma. Et l’engagement des collectivités territoriales à leurs côtés a contribué fortement à la formation des spectateurs, au maintien et au développement du parc de salles et par conséquent au soutien de la diversité du cinéma français. 

On estime aujourd’hui que 60% des établissements franciliens de cinéma relèvent, au moins partiellement, de l’initiative publique. L’intervention des collectivités territoriales en faveur des salles de cinéma a pris toute son importance dans les années 90 lorsque les communes furent confrontées à la dernière phase de la rechute de la fréquentation dans les salles et que plusieurs choisirent d’éviter la fermeture des établissements en rachetant les murs et les fonds de commerce.
Mais bien que la visibilité du cinéma public soit assurée en Ile-de-France, grâce notamment aux associations qui se sont constituées pour animer un réseau d’une centaine de salles, une période de questionnement s’ouvre aujourd’hui quant à l’avenir des salles publiques.  
 
Quels statuts, quels fonctionnements, quels rôles ? L’enjeu est important : celui du développement, de la modernisation de l’existant et de l’animation du réseau des salles publiques.
 
Parce que sans identité forte les salles publiques ne peuvent pas résister aux pressions économiques, pouvez vous, Monsieur le Président, nous rappeler la politique de la Région Ile-de-France en faveur du cinéma en général et nous préciser les actions qu’elle serait susceptible d’entreprendre en particulier pour préserver et dynamiser les salles de cinéma publiques et indépendantes et les inscrire durablement dans une démarche culturelle ? 

 

par Eddie AIT publié dans : Culture
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