Le SDRIF – (Schéma directeur de la région Ile-de-France) est un document de planification de référence pour l'aménagement du territoire dans toutes ses dimensions : développement économique, habitat, transports, préservation de l'environnement, implantation des grandes infrastructures et des équipements d'importance régionale.
Le Conseil Régional a jugé nécessaire de réviser ce Schéma pour adapter la région aux nouvelles exigences socio-économiques, au nouveau contexte législatif et réglementaire ainsi qu'aux évolutions du territoire et de la société.
Vous pouvez, vous aussi, participer à la révision, et ainsi décider de votre avenir, en répondant au sondage en ligne.
Les Régions rappellent l’apport des Contrats de Plan successifs à un développement plus équilibré et durable du territoire français ainsi que la dynamique de négociation collective apportée par ce dispositif.
L'ARF regrette fortement l’ambiguïté entretenue par le Gouvernement quant au rôle de chef de file de la Région dans la négociation et la mise en œuvre des futurs Contrats de projets. Elle rappelle, à ce titre, les compétences légales des Régions en matière de développement économique et d’aménagement du territoire.
Enfin, l'ARF s’oppose à la volonté du gouvernement de structurer les futurs CPER sur la base quasi-exclusive de grands projets d’envergure nationale. Elle rappelle que les CPER devraient prendre en compte et permettre la mise en œuvre de projets d’envergure et d’intérêt national et régional. D’un point de vue financier, l'ARF dénonce le "tour de passe-passe" de l’Etat quant à ses engagements. Les mandats de négociation présentés par le gouvernement apparaissent particulièrement généreux sur le plan financier alors que la réalité l'est beaucoup moins: ces mandats représentent seulement 50% des contrats signés pour la période 2000-2006 (près de 20Md€ pour 2000-2006 à comparer aux 10,5 Md€ d'aujourd'hui) ; à thématiques retenues comparables, les Régions constatent malheureusement un déficit de 1,479 milliards d’euros entre les deux périodes de programmation.
L'ARF rappelle que la seule comparaison possible est celle mettant en parallèle les crédits initiaux contractualisés sur 2000-2006 avec les dotations de l’Etat envisagées pour 2007-2013. La référence au taux d’engagement moyen estimé à fin 2006 pour les actuels Contrats de plan ne sert qu'à masquer la forte réduction des crédits consacrés par l'Etat aux CPER.
Pour la période 2007-2013, l'Europe avec le FEDER, le FEADER et le FSE contribuera à hauteur de 18 Md€ au développement et à l'aménagement des territoires français alors que le gouvernement n'y consacrera plus que 10,5 Md€. L'Europe pallie ainsi le désengagement de l'Etat.L'ARF regrette enfin la faiblesse des moyens financiers consacrés aux priorités affichées par l'Etat: les crédits dédiés à la recherche et à l'industrie diminuent, ceux consacrés à l'environnement sont gonflés artificiellement par les crédits des agences de l'eau, ceux affectés au ferroviaire ne permettront pas de conjuguer régénération et modernisation du réseau.
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