Accueil

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 27 janvier 2006

Tribune publiée dans FRANCE SOIR (24.05.2005)

par Eddie AIT,
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
Délégué National du Parti Radical de Gauche à la Culture



Face à ceux qui affirment que la « culture française » deviendra une simple marchandise si le Traité constitutionnel est adopté le 29 mai 2005, il convient de rétablir quelques vérités et de proclamer, enfin, l’Europe de la culture. 
 
Si l’idée d’une politique européenne de la culture est apparue tardivement, avec le Traité de Maastricht, la tenue, à Paris, des « Rencontres pour l’Europe de la culture », au cours desquelles artistes et intellectuels ont débattu librement de leur vision d’une Europe où l’art et les œuvres de l’esprit ne sont pas des marchandises comme les autres, atteste de l’existence d’une Europe de la création.
 
Elle ne demande qu’à vivre pour aider à porter une identité européenne renouvelée. Toutefois, avec un budget représentant 0,007% de celui de l’Union, la politique européenne de la culture disposent de moyens dérisoires.
 
La culture européenne nous unit. Elle mérite d’être défendue, soutenue et partagée. Aussi, le Traité constitutionnel réaménage l’espace culturel européen, et ce par trois dispositions majeures :
 
-         Il élève la « diversité culturelle » au rang de principe constitutionnel  (Art. II-82 de la Charte des Droits fondamentaux) ;
-         Il confère au Parlement Européen le dernier mot sur les accords commerciaux en général, et culturels en particulier (Art. III-315) ;
-         Enfin, il permettra aux Etats membres, à tout moment, de mettre leur veto si la « négociation des accords internationaux dans le domaine du commerce des services culturels et audiovisuels risque de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’UE » (Art. III-315.4a). C’est ce qu’on appelle « l’exception culturelle. »
 
Et, même si nous pouvons regretter que le Traité ne considère pas la culture comme un service public, les Etats pourront toujours subventionner des « actions destinées à promouvoir la culture » (Art. III-167).  Il n’est donc pas question d’interférer dans les politiques d’aides nationales, dont le Conseil Européen a reconnu l’importance, notamment pour le Cinéma, l’audiovisuel et le livre.  
 
En ce qui concerne la France, qui fait figure d’exemple dans ce domaine en Europe, la défense de son système d’aides au cinéma et à l’audiovisuel passe par la réaffirmation de sa diversité culturelle. La Constitution, ne reconnaît d’ailleurs à l’Union qu’une compétence pour mener « des actions d’appui, de coordination ou de complément » (Art. I-17).  Dans un monde où l’on craint la standardisation et l’uniformisation, mettre en avant sa spécificité culturelle est vitale.
 
La Culture, qui a été le grand oublié de la construction européenne, ne l’est plus. Désormais, la Constitution inscrit la « diversité culturelle et linguistique » et « la sauvegarde du patrimoine européen » au rang des objectifs de l’Union.
 
L’Europe est un projet politique qui s’est élaboré sur le refus de toutes les formes de barbaries. La Culture porte son projet d’avenir.
 
Il nous revient, jusqu’au 29 mai 2005, de porter, devant l’opinion, le témoignage  de la capacité des européens à inscrire la diversité et la richesse de leurs cultures dans une communauté de destin.

par Eddie AIT publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 janvier 2006

Tribune publiée dans FRANCE SOIR (23.07.2005)

par Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France (PRG)
Administrateur du Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint Germain 


Depuis des mois, la mise en place du « Plan Hôpital 2007 » et ses implications financières agitent les établissements publics hospitaliers franciliens et notamment le Centre hospitalier intercommunal de Poissy - Saint Germain en Laye situé dans le département des Yvelines.

Le « Plan Hôpital 2007 » prévoit que les hôpitaux bénéficient de trois types de financement. Un budget global pour une partie de leur activité, une enveloppe forfaitaire destinée à couvrir leur mission de service public et la tarification à l'activité, la T2A (la T2A prévoit de rémunérer les hôpitaux en fonction de la nature des prises en charge réalisées). Cette réforme du financement public se traduit par une mise en relief des activités les plus rentables, mais aussi des activités les plus coûteuses. En réalité, la T2A va permettre à l'Etat de rémunérer les hôpitaux aux chiffres d'affaires rendant ainsi élastique une partie des recettes alors que les coûts resteront fixes.

On l'aura compris, l'hôpital qui entend réduire ses coûts devra jouer sur sa masse salariale. Nombreux d'ailleurs sont les établissements qui ne remplacent déjà plus les départs en retraite et/ou ne renouvellent pas des contrats à durée déterminée.

Ces pratiquent préparent peu l'avenir. Elles suppriment des emplois sans engager des réflexions de fond sur l'organisation des établissements hospitaliers, créant chez les soignants le sentiment d'une paupérisation des soins, d'une baisse de la qualité et d'une dégradation de leurs conditions de travail. Ce sentiment est partagé par la population qui ne comprend pas que l'on puisse à la fois vouloir réduire les coûts et inviter les jeunes à rejoindre les métiers de la santé pour éviter la pénurie annoncée. Cette incompréhension est d'autant plus aiguë que les efforts engagés pour baisser les coûts sont souvent insuffisants du fait des déficits existants. La mise en place des contrats de retour à l'équilibre financier (CREF) et le développement des partenariats avec les Cliniques privées n'y changeront rien.  

Désormais, l'hôpital public, qui n'est plus à l'abri d'une gestion comptable, est menacé. 

Attachées à un système de santé fondé sur la solidarité entre tous les citoyens, la Région Ile-de-France mène une politique volontariste dans le domaine de la santé. Outre son investissement en faveur de la périnatalité et des personnes âgées, elle s'emploie à améliorer les services des urgences, secteur essentiel de notre système hospitalier. Elles souhaitent garantir aux usagers et à l'ensemble de nos concitoyens un service public de santé hospitalier, permettant à tous, et surtout aux plus faibles d'entre eux, d'être soigné dans le respect dû à chacun.
 
Si, comme l'écrivait le chirurgien TENON en 1788, " les hôpitaux sont en quelque sorte la mesure de la civilisation d'un peuple " , il est impératif d'analyser la situation de nos établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la lumière de leur fonctionnement interne, dans un contexte économique, social et politique en perpétuel mouvement.

par Eddie AIT publié dans : Santé
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 janvier 2006

Elus locaux ou élues locales, membres de l’Assemblée nationale et du Parlement européen, signataires du présent Appel, nous sommes concerné-e-s par les violences faites aux femmes.

Nous nous engageons à mener dans nos communes, nos départements, nos régions et nos parlements, les actions nécessaires pour dénoncer et faire cesser cette violence. Il est, en effet, possible de faire avancer cette cause et de susciter le débat public en prenant appui sur nos responsabilités d’élus de tout niveau territorial.
 
Toutes et tous nous savons qu’il existe des victimes et qu’elles attendent des solutions concrètes. Nous agirons pour que les analyses des associations, de toutes celles et ceux qui sont concernés, soient prises en compte et leurs propositions mises en œuvre.
 
Notre société parle de la violence comme si elle était asexuée. Pourtant, l’insécurité dans l’espace public et la violence dans l’espace privé se partagent inégalement entre les sexes. Les femmes sont les principales victimes d’une violence physique, psychologique et symbolique encore trop souvent banalisée et passée sous silence. Initiée en 1997, l’enquête nationale sur les violences faites aux femmes (ENVEFF) en a chiffré l'ampleur en France.
 
La prise de conscience est désormais un enjeu mondial. La Conférence de l’ONU à Pékin, ainsi que le programme DAPHNE de l’Union européenne ont inscrit à l’agenda politique la lutte contre la violence envers les enfants, les jeunes gens et les femmes. Ces institutions reconnaissent clairement que les violences faites aux femmes ne relèvent pas d'un privé intouchable. Il s’agit de faits sociaux qui, du viol à la lapidation, du harcèlement sexuel à la prostitution organisée, de l'insulte au mépris, des coups au meurtre, sont les signes répétés d'un pouvoir de domination auquel il faut mettre un terme. Nous disons que la violence, dite « privée », existe partout, dans les banlieues comme dans les beaux quartiers. C’est cette violence domestique qu’il convient de combattre car elle légitime toutes les autres violences. En structurant psychiquement les enfants spectateurs, elle construit des généalogies d’hommes violents et de femmes contraintes, elle pérennise l’idée que la force constitue la base et la légitimation de la domination. C’est en cela que cette violence est politique.
 
En France, la prise de conscience et de responsabilité a encore du mal à se manifester. C’est pourquoi nous pensons nécessaire d’agir en créant une association d’élu-e-s, de tous horizons démocratiques, afin d’obtenir des progrès plus rapides dans l’action contre l’insécurité et la violence.
 
Soutenez cet appel, rejoignez l’association :
Elu-e-s Contre les Violences faites aux Femmes !

89, rue de l'Ourcq - 75019 Paris
Tél. : 01 40 35 21 89
Envoyer un courrier


par Eddie AIT publié dans : Egalité hommes/femmes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 janvier 2006

Monsieur Jacques MASDEU-ARUS

 

 

Député des Yvelines

Maire de Poissy
Hôtel de Ville
Place de la République
78303 Poissy Cedex
 
Poissy, le 19 janvier 2005
 
Monsieur le Député,
 
A quelques jours de la remise du rapport de la mission parlementaire d’information sur les familles, je tenais à vous faire part de mon indignation quant au soutien que vous avez apporté au « Manifeste contre l’homoparentalité » présenté récemment par une entente parlementaire UMP-UDF.
 
Votre attitude, au travers de ce soutien, est indigne et contraire aux valeurs de la République. J’y vois un refus de votre part de considérer les personnes  homosexuelles comme des citoyens à part entière.
 
Toutefois, je ne suis pas étonné par ce comportement mais inquiété en ce qu’il révèle la force des idées et des organisations de la réaction la plus virulente et la plus mensongère. C’est la même qui poursuit dans les salles d’accouchement les femmes qui choisissent l’IVG.
 
A chaque fois qu’il apparaît nécessaire d’adapter la loi à l’évolution de notre société, la division s’installe.
 
L’homoparentalité fait l’objet de vifs débats parce qu’elle touche à la symbolique de la famille. Mais, le souci majeur de l’homoparentalité et du droit au mariage pour les couples de personnes de même sexe est la sortie d’une situation de discrimination. 
 
Pourquoi, alors, être de ceux qui refusent la mise en œuvre d’une égalité réelle pour l’ensemble des citoyens ?
 
L’homoparentalité et le droit au mariage pour les couples de personnes de même sexe apparaissent comme une nécessité pour notre société. Il faut la préserver des attaques de ses détracteurs, qui compromettent son évolution libérale.
 
Ces réflexions ne sont pas nourries par une position partisane. Elles sont le résultat d’une expérience collective et de la volonté de garantir à tous l’égalité des droits.
 
Espérant vous avoir justement informé, sinon convaincu, des justes revendications des couples de personnes de même sexe, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’assurance de ma considération distinguée.
 
Eddie AIT
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
par Eddie AIT publié dans : Poissy
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 janvier 2006
Monsieur Daniel SCHALCK
Maire
Hôtel de Ville
Place Saint Blaise
78955 Carrières-sous-Poissy
 
Carrières-sous-Poissy, le 20 janvier 2006
 
Monsieur le Maire,
 
Avec la saisine de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), le projet de prolongement de l’A 104, qui relierait les autoroutes A 13 et A 14 à l’autoroute A 15 par un tracé urbain à travers une dizaine de communes, est de nouveau d’actualité.
 
Aussi, j’attire votre attention sur le fait que ce projet d’autoroute, dit « Bouclage de la Francilienne », menace durablement notre cadre de vie et hypothèque le bon développement de notre commune. 
 
Pour Carrières-sous-Poissy, le tracé envisagé est le suivant (du sud vers le nord) :
 
- Passage en viaduc, par-dessus l’île de Migneaux, la Seine et l’étang de la Galliote,
- Tracé en surface, du complexe sportif Bretagne jusqu’à l’avenue Maurice Bertaux (avec bretelle de raccordement vers le pont de Poissy),
- Liaison souterraine (?), sous l’esplanade de la Reine Blanche et de la Route de Triel, 
- Tracé en surface, dans la plaine le long du Stade « Alsace », des zones pavillonnaires et de l’école maternelle « Les cigognes » et
- Barrière de péage en limite de Chanteloup les Vignes.
 
De nombreuses habitations collectives et individuelles et la plupart des équipements publics de la ville (collèges, écoles, stades, maternelles, Salle des Fêtes…) se trouveraient ainsi à proximité immédiate de l’A 104 et des ses nuisances.
 
Il convient de s’opposer fermement à un tel projet.
 
Aussi, je tiens à vous faire part de mon étonnement et de mon inquiétude quant à votre prise de position publique en faveur du tracé actuel de l’autoroute.
 
L’enjeu est pourtant de taille pour l’avenir de Carrières. Une consultation massive de la population s’impose donc.
 
Comme vous le savez, la citoyenneté ne peut se développer à Carrières-sous-Poissy que si les acteurs locaux ont le sentiment de pouvoir agir sur leur cadre de vie collectif. 
 
Ainsi, ne doutant pas de votre désir de sauvegarder la qualité de vie des habitants de notre commune, notre environnement et notre santé, je vous invite à organiser, dans les meilleurs délais et selon les lois en vigueur, un « Référendum local » portant sur le passage ou non de l’A 104 à Carrières-sous-Poissy. 
 
Je vous prie de bien vouloir faire délibérer le Conseil Municipal sur le principe de cette consultation et les modalités de son organisation. 
 
Cette demande n’est pas nourrie par une position partisane, mais le résultat d’une expérience collective et de la volonté de garantir à chaque habitant un cadre de vie préservé en faisant de Carrières une ville où il ferait enfin bon vivre.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de ma considération distinguée.
  
Eddie AIT
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
Membre de la Commission Démocratie Régionale
par Eddie AIT publié dans : A 104
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus