N'oublions pas la culture, c'est à dire les intermittents !
Par Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France,
Délégué national du PRG à la Culture
Alors que les projecteurs des festivals d'été viennent de s'éteindre, il nous faut continuer de dénoncer les dispositions injustes du protocole du 26 juin 2003 relatif au système d'indemnisation des intermittents du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel.Bien qu'en partie amendé par l'instauration d'un Fonds spécifique provisoire, ce protocole a mis en place un système inefficace et socialement injuste, excluant les plus précaires et favorisant les milieux insérés professionnellement, et dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour.
Aussi, pour mettre fin à cette situation et notamment pour offrir aux artistes et techniciens du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant la sécurité matérielle à laquelle ils ont le droit, il faut réaffirmer la nécessité absolue de voir aboutir la " proposition de loi relative la pérennisation du régime d'assurance chômage des professions du spectacle, de l'audiovisuel et du cinéma dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle ", déposée le 2 mars 2005 à l'Assemblée Nationale puis au Sénat, et signée à ce jour par plus de 450 parlementaires.
Le Gouvernement doit agir rapidement et légiférer.
Les intermittents permettent à la culture d'exister et sont les derniers garants de l'idée d'une exception culturelle française.
Dans le secteur culturel comme dans tous les secteurs intérêt général, l'Etat ne peut s'exonérer de sa responsabilité. La décentralisation ne saurait justifier son désengagement. Le spectacle vivant peut poursuivre son développement dans le pays à la condition expresse que demeure un large secteur non marchand, et que celui-ci bénéficie de la double confiance des collectivités locales et de l'Etat.
Pour aller plus loin et rester attentif aux propositions des organisations professionnelles et syndicales, la mise en place, dans ce contexte, "d'Observatoires régionaux des politiques culturelles", à l'initiative de l'Etat et des Régions trouve, toute ici toute sa pertinence. Ces observatoires seraient plus particulièrement centrés sur la place de la création artistique dans les politiques culturelles présentes sur le territoire, l'égalité d'accès des habitants aux pratiques artistiques et culturelles, la prise en compte des pratiques émergentes et l'emploi culturel.
Ce n'est qu'en réunissant l'ensemble des acteurs concernés, Etat, collectivités territoriales, professionnels et syndicats, que notre pays aura les moyens de répondre aux enjeux du spectacle vivant, du cinéma et de l'audiovisuel, tout en développant une création artistique active, dynamique, vivante
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