Blog de Eddie AIT, Maire de Carrières-sous-Poissy,
Conseiller Régional d'Ile-de-France (PRG)
La 4ème édition du Festival Génération(s) Brassens, organisé à l'initiative de l'association "un p’tit coin d’Paradis" aura lieu le week-end de l’Ascension, du 25 au 28 mai 2006, à Crépières. A voir sur le site : 1958 - 1970 : Brassens à Crespières.
En 1958, Georges Brassens est célèbre à Paris. Rendez-vous, interviews, radios, studios, projecteurs, publicité… Maudites trompettes ! Loin des raseurs et des croquants, il lui faut une prairie de mauvaise herbe et de papillons, un ciel d'orage, un grand chêne près duquel il pourrait vivre heureux… Il trouve la clé de ce p'tit coin d'paradis à Crespières. C'est l'ancien Moulin de la Bonde, caché au tournant d'une route de campagne, ancrée sur la rive du ru de Gally comme un bateau. Ici entrent d'abord les copains; autour d'un verre de prune et d'une guitare, on partage le grand festin de l'amitié…
Au fameux restaurant des routiers, à l’entrée de Crespières, Madeleine et Suzanne, deux femmes du village tenaient table ouverte. Les habitudes en ont fait un lieu de retrouvailles des copains de Georges Brassens qui s’y retrouvent lorsqu’il faut s’attabler autour d’une table généreuse. La lumière qui y brûle tard dans la nuit, devenant un fanal pour le village qui n’ose satisfaire sa curiosité et s’invente des histoires sur les prétendues bacchanales du chanteur.
Dans le village, l’ami BRASSENS suit respectueusement les enterrements, fait des dons aux œuvres du village, et ne rechigne pas à rejoindre les hommes qui font une partie de billard au bistrot de la Mère Lebourg, autour d’un verre d’eau de vie de prune, distillée par le bouilleur de cru local.
Une visite au bureau de tabac pour bourrer sa pipe et rencontrer les villageois qui roulent leurs cigarettes et les allument encore à l’amadou.
Les enfants le guettent gentiment lorsqu’il va chez la boulangère, pour lui demander timidement une signature sur une photo, avant de s’égailler dans le village, pour sa plus grande joie.
Les femmes les plus méfiantes ont encore dans les oreilles « le gorille » et « le marché de Brive la Gaillarde » et s’étonnent que l’homme au visage si doux soit capable de mettre en musique des mots qui sont encore, à l’époque, de gros mots.
Aucun commentaire pour cet article
| Janvier 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
Commentaires