Un changement de statut du Cancéropôle Île-de-France donne à la Région, son partenaire financier, une meilleure visibilité sur les recherches menées.
Groupement d’intérêt scientifique (GIS) depuis 2004, le Cancéropôle Île-de-France va devenir un groupement d’intérêt public (GIP). Cela permettra à la Région, qui l’a financé à hauteur de 6 millions d’euros en 2004, 5,5 millions en 2005 et 5 millions en 2006, d’y adhérer en tant que « partenaire » et ainsi d’être associée en amont à la naissance et au suivi des projets.
Le GIP est un instrument de coopération entre collectivités publiques et est très utilisé dans le domaine de la recherche depuis sa création en 1982. Contrairement au GIS, il est doté d’une personnalité juridique. La Région sera systématiquement invitée aux principales instances du GIP : assemblée générale, conseil d’administration et conseil scientifique.
Créé en 2003, le Cancéropole Île-de-France est l’un des sept qui existent en France. Il regroupe neuf entités, qui deviennent les « membres » du GIP : l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, la fondation Institut Curie, l’institut Gustave Roussy et l’Institut universitaire d’hématologie, à l’hôpital Saint-Louis, l’Institut Pasteur, le Centre René Huguenin, l’Institut Cochin (Inserm), l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l’Institut André Lwoff (CNRS). Par ailleurs, il prend appui sur plus de 100 services hospitaliers, 78 unités Inserm, 40 unités CNRS, 30 équipes universitaires et 10 équipes CEA.
Le Cancéropole Île-de-France rassemble ainsi près de 40 % de la recherche française et 20 % du potentiel de soins dans le domaine du cancer.
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