Les opposants au prolongement de la Francilienne font leur rentrée ce soir à Carrières-sous-Poissy. La réunion publique a pour objectif d'alerter les habitants sur les nuisances générées par l'autoroute si le tracé retenu actuellement est maintenu. Quelque 150 000 véhicules circuleraient alors chaque jour sous les fenêtres des riverains.
Les membres du Collectif pour la protection des riverains de l'autoroute A 104 (Copra) repartent sur le terrain. Pour eux, le futur tronçon de la Francilienne entre Méry-sur-Oise (Val-d'Oise) et Orgeval, retenu par le ministre des Transports de l'époque, Dominique Perben, en octobre 2006, va provoquer un « séisme ». A Carrières-sous-Poissy, ils estiment que le tracé risque de faire des dégâts. « La ville va être coupée en quatre, insiste Christiane Paravy, présidente du comité local du Copra. Un viaduc va être construit au-dessus de l'étang de la Galliotte, une bretelle aménagée en bordure de la D 190 tout près des nouveaux logements du quartier de la Croisette et une tranchée ouverte va longer le bourg jusqu'à Chanteloup. »
« La ville va être coupée en quatre »
Outre la défiguration de la ville, les opposants au prolongement de la Francilienne redoutent des nuisances sonores, mais surtout une pollution à cause des gaz d'échappement.
Alors que le Copra reste mobilisé, Eddie Aït, le conseiller régional PRG, juge le tracé « nuisible ». « Il y a urgence à réagir, d'autant que l'environnement est une priorité », insiste-t-il. Philippe Esnol, le maire PS de Conflans-Sainte-Honorine, a lui aussi défendu la cause des anti A 104 lors d'un rendez-vous à l'Elysée la semaine dernière. Sa ville sera coupée en deux et des riverains du quartier de Fin-d'Oise seront expropriés. « La portion d'une vingtaine de kilomètres va coûter plus de deux milliards d'euros. Or le coût d'autres tracés était moins élevé, affirme-t-il. A terme, des centaines de personnes risquent de souffrir de problèmes respiratoires à cause de la pollution. »
En février dernier, une vaste manifestation avait rassemblé à Conflans près de 5 000 opposants au tracé. Dans la foulée, le Copra avait déposé un recours auprès du tribunal administratif de Versailles pour obtenir l'annulation de la décision de Dominique Perben. Le jugement n'a toujours pas été rendu.
Ce soir, à 20 h 30, réunion publique d'information salle Saint-Louis, 152, rue des Ecoles, à Carrières-sous-Poissy.
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