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Lundi 16 octobre 2006
Dans le cadre d’une réflexion citoyenne autour de la lutte contre les discriminations, un concours d’idées de courts métrages est organisé du 19 octobre 2006 au 28 février 2007. A vos plumes ! 
 
Le Centre régional d'information et de prévention du sida (Crips) et le Groupement d'étude et de prévoyance du suicide (GEPS) organisent un concours d’idées de courts métrages entre le 19 octobre 2006 et le 28 février 2007. Ce concours aborde toutes les formes de discriminations : racisme, sexisme, origine ethnique, âge, apparence physique, les handicaps, appartenance religieuse, homophobie. Les participants devront présenter, en équipe ou en individuel, des idées originales de scénarios contre les discriminations afin de réaliser des films de 2 à 4 minutes maximum chacun.
 
Un jury de partenaires, de personnalités, de professionnels (prévention, culture, audiovisuel, communication) et de personnes de la société civile distinguera dix scénarios. Les films sélectionnés seront réalisés par des professionnels et diffusés sur les chaînes de télévisions ainsi que dans les salles de cinéma. Trois cents autres prix seront attribués dans l’ordre de la sélection du jury : caméras vidéo, lecteurs DVD, DVD, et CD-Rom.
 
La Région est partenaire de l’événement.
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
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Jeudi 24 août 2006
A Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France
 
Monsieur le Président,
 
J’attire votre attention sur la situation de Martin BARACHIN, jeune lycéen de 16 ans, membre de l’association Act Up, « victime d’homophobie » de la part d’autres élèves de son lycée privé parisien, le Cours La Fayette (75002).
 
Cette situation a mobilisé de nombreux acteurs publics (Monsieur le Maire du 2ème arrondissement notamment) et LGBT. A tire d’exemple, Christine Le Doaré, Présidente du CGL de Paris, a adressé une Lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale dans laquelle elle s’indigne de la situation vécue par Martin renvoyé de son établissement après y avoir subi pendant des mois, des insultes homophobes quotidiennes.
 
Aujourd’hui, Martin BARACHIN voit sa rentrée menacée. En effet, la pression et le comportement apparemment hostile de certains de ses camarades semblent avoir porté atteinte à sa scolarité. Il ne dispose pas actuellement de lycée pour la prochaine rentrée scolaire.
 
C’est pourquoi, et dans l’attente d’une évolution de la situation, que je souhaite favorable au jeune lycéen, il me parait utile que nous puissions saisir le Rectorat de Paris afin d’obtenir de plus amples informations et permettre à Martin BARACHIN d’exercer une scolarité à laquelle il est en droit de prétendre, et ce dans des conditions dignes de l’école républicaine.
 
Au regard d’une telle situation, il me parait urgent d’instaurer, à l’échelle de chaque région - les Régions ont la compétence des lycées - un plan régional de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, de mettre en œuvre une journée régionale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la lesbophobie, et de faciliter l'accès des lycées aux associations LGBT et de prévention.
 
Sachant le travail important déjà réalisé par la Région Ile-de-France et votre majorité PS-PCF-PRG-MRC-VERTS dans ce domaine, je tenais à vous informer, en votre qualité de Premier Vice-président de l’Association des Régions de France (ARF), de ma volonté de saisir Monsieur ROUSSET, Président de l’ARF, afin de permettre la mise en place d’un groupe de travail autour de la lutte contre les discriminations en général et les questions LGBT en particulier.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.
 
Eddie AIT
Conseiller Régional d’Ile-de-France (PRG)
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
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Lundi 14 août 2006
Question écrite de Eddie AIT à Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France.
 
Aujourd’hui, un ensemble d'études et plusieurs enquêtes soulignent clairement les difficultés rencontrées par les jeunes gais, lesbiennes, et bisexuels lors de la découverte de leur orientation sexuelle et affective. Cette révélation s'effectue en effet dans un univers largement hétéro normatif, qui demeure plus ou moins homophobe, même si les personnes homosexuelles ont conquis de nouveaux droits.
 
Toutefois, et en dépit d’avancées, les jeunes homosexuels réagissent souvent par un déni de leurs désirs, un refus de leur orientation amoureuse ainsi que par des comportements dépressifs, d'humiliation, autodestructeurs ou suicidaires. La difficulté de rencontrer des références positives sur l'homosexualité, la difficulté à trouver des interlocuteurs valides et l'isolement font perdurer ces difficultés subies par les jeunes concernés.
 
Les études ont mis en évidence, parmi les homosexuels et les bisexuels vivant en France, un taux de «suicidabilité» 13 fois supérieur aux hétérosexuels du même âge et de même condition sociale. Outre les données sur les tentatives déjà entreprises, il est frappant de constater que l'idée de suicide est particulièrement présente chez les homosexuels et les lesbiennes : 33,3% des garçons y ont pensé et chez les filles, cela monte à 45%, soit pratiquement une sur deux. Inversement, du côté hétérosexuel, ils ne sont 16,1% et elles ne sont que de 24,3% à avoir envisagé cette hypothèse pour surmonter leurs problèmes. Comment l'expliquer ? Comment concrètement éviter la stigmatisation ?
 
Aborder la question du suicide chez les jeunes gays, lesbiennes et bisexuels n'est pas aisé. Celle-ci renvoie à deux tabous : le suicide chez les adolescents et l'homosexualité. Le suicide chez les adolescents, deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans dans les sociétés industrialisées, est un problème majeur auquel la société ne sait pas répondre. Quant à l'homosexualité, malgré une lente évolution du discours médiatique, elle reste taboue dans la majorité des familles.
 
Travailler auprès des adolescents gais et lesbiennes afin de les aider suppose qu'on s'adresse à eux en utilisant un message axé sur l'affirmation de soi et l'acceptation de leur propre orientation sexuelle. Au préalable, il faut tenter d'atténuer les messages négatifs et les problèmes causés à ces jeunes par les milieux où ils évoluent, soit la famille, l'école, l'église, etc.
 
On peut donc imaginer sans trop de difficultés que si la société modifiait son regard sur l'homosexualité adolescente, ce phénomène tendrait à diminuer. Dans les lycées et collèges, la prévention voire la sanction des injures à caractère homophobe sont nécessaires. De même, les journées de prévention des maladies sexuellement transmissibles, initiaient notamment par le CRIPS, devraient permettre de libérer la parole sur ces questions.
 
Aussi, pouvez vous préciser, Monsieur le Président, comment la Région Ile-de-France, sur la base des politiques publiques qui sont les siennes, des compétences que lui confère la loi, et les actions déjà menées dans ce domaine, pourrait favoriser la mise en œuvre d’un dispositif de prévention du risque de suicide chez les jeunes gais, lesbiennes, et bisexuels, et le lancement en Ile-de-France d’une étude épidémiologique sur cette question, à l'instar de ce qui s'est fait aux Etats-Unis et au Canada, en concertation avec les acteurs concernés, c'est-à-dire en intégrant les associations et les chercheurs LGBT (lesbiens, gays, bi et trans) ?
 
Fait à Paris, le 14 août 2006
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
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Lundi 26 juin 2006

Une participation énorme avec 800 000 personnes et la mobilisation politique ont marqué la marche 2006 centrée sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. 

Cette année, à dix mois de l'élection présidentielle, l'Interassociative LGBT avait adopté un mot d'ordre très politique "Pour l'égalité en 2007", en revendiquant notamment l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Et ce thème a bel et bien dominé la manifestation avec une mobilisation exceptionnelle de la foule et une participation remarquable des socialistes à la marche.

Beaucoup de jeunes, garçons et filles, en particulier des banlieues, ont participé à la fête et ont partagé un mot d'ordre qui mettait en avant l'égalité. La préfecture de police de Paris s'est refusée à estimer le nombre de manifestants, en expliquant qu'il s'agissait d'"une manifestation festive et non pas revendicative", mais selon les organisateurs, les manifestants étaient "au moins 800.000", soit 100.000 de plus qu'en 2005.

Pour l'Inter-LGBT, organisatrice de la manifestation, "cette Marche a démontré à tous les partis que la campagne électorale qui s'ouvre ne pourra contourner la question de la lutte contre toutes les discriminations et pour l'égalité des droits. Ainsi les promesses énoncées aujourd'hui à gauche devront être tenues dès les premières semaines de la législature, en cas de victoire. Quant à la droite, si elle persiste à ignorer la mobilisation record de ce samedi et à refuser le dialogue, l'Inter-LGBT ne s'interdit aucune question, y compris celle des conséquences à en tirer au moment du scrutin".

Comme à chaque édition précédant une échéance électorale importante, les personnalités politiques étaient nombreuses à participer à la marche.

A 16H00, des dizaines de milliers de manifestants ont respecté trois minutes de silence "A 16H00, des dizaines de milliers de manifestants ont respecté trois minutes de silence "pour inciter chacun(e) à réfléchir à son comportement, tant vis-à-vis de l'autre que dans sa propre sexualité".

Il s'agissait de "mettre l'accent sur la dégradation catastrophique des comportements préventifs observée depuis plusieurs années chez les gays", selon la plate-forme interassociative de prévention".

D'autres photos

par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
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Dimanche 25 juin 2006
Encourager le dialogue et sortir du préjugé peut éviter le pire pour les jeunes homosexuels
 
La Région subventionne l’association « Dialogues entre parents gais et lesbiennes, leurs familles et amis » qui permet à certains homosexuels – et à leurs proches – de parler de leurs opinions et de briser les tabous.
 
C’est pour prévenir l’homophobie et ses conséquences dramatiques que l’association propose de mettre en place un dispositif de lutte contre les discriminations homophobes à destination des élèves, de la seconde à la terminale, mais aussi des parents, et du personnel de l’éducation nationale. L’association, qui déjà organisait des réunions ouvertes et des permanences téléphoniques, pourra utiliser son expérience pour sensibiliser les élèves aux risques de l’exclusion, de toute forme qu’elle soit.
 
Plus de 250 élèves pourraient bénéficier cette année de ces échanges. La Région participe à l’action à hauteur de 21.370 euros.
 
par Eddie AIT publié dans : Lutte contre les discriminations
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