En 2008, la Région continuera à financer les bilans de compétences de certaines personnes ne bénéficiant pas de prise en charge. Identifier ses aptitudes et ses potentiels afin d’élaborer un parcours professionnel est une démarche personnelle importante permettant notamment de rebondir en période difficile. C’est pourquoi la Région co-finance les centres inter-institutionnels de bilans de compétences depuis 2001, et renouvelle son soutien à hauteur de 166.212 € pour 2008.
L’aide de la Région permet de financer 348 bilans de compétences qui s’adressent aux jeunes de plus de 18 ans s’engageant dans un parcours d’insertion professionnelle, et aux demandeurs d’emploi adultes ne pouvant prétendre à une prise en charge de l’État ou des Opacif.
Le bilan de compétence prend la forme d’entretiens individuels. Il dure en moyenne 24 heures sur plusieurs semaines. Cette démarche s’organise en trois phases :
- la phase préliminaire : définition et analyse des besoins du bénéficiaire ;
- la phase d’investigation : analyse des motivations et intérêts professionnels et personnels, identification des compétences ; détermination des possibilités d’évolution professionnelle ;
- la phase de conclusion : résultat de la phase d’investigation, évaluation de la faisabilité du projet professionnel ou de la formation ; prévision des étapes pour mettre en œuvre le projet.
Il existe dix centres inter-institutionnels de bilans de compétences en Île-de-France. En 2006, ils ont réalisés 342 bilans subventionnés par la Région ; 72,8 % des bénéficiaires étaient des jeunes entre 18 et 26 ans.
Selon l’enquête publiée par la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat, 22 % des artisans envisagent de recruter avant la fin de l’année. La Chambre régionale de métiers et de l’artisanat d’Île-de-France a publié il y a quelques semaines les résultats d’une enquête sur l’activité économique de ses 132.000 entreprises durant le premier semestre 2007.
Les chefs d’entreprises affichent globalement des résultats encourageants. Le secteur du bâtiment se distingue encore comme le secteur le plus dynamique alors que celui des services subit une diminution de ses activités.
Le regain d’activité observé en 2006 s’est répercuté durant le premier semestre 2007 : un tiers des chefs d’entreprise envisagent d’investir dans les mois à venir, et 22 % d’entre eux pensent embaucher avant le fin 2007. Avec 64 % des entrepreneurs qui souhaitent proposer un contrat à durée indéterminée, l’artisanat francilien se distingue par sa capacité à créer des emplois durables. Un bémol toutefois : les difficultés de recrutement. Les secteurs les plus touchés par cette pénurie de main d’œuvre qualifiée restent le bâtiment et l’alimentaire.
Pour inciter les jeunes à exercer ces métiers, la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat compte sur l’apprentissage et fait du développement de cette voie de formation une priorité.
L’enquête d’opinion, financée avec le concours de la Région, a été réalisée au printemps 2007 auprès d’un échantillon de 562 entreprises artisanes, établi selon la méthode des quotas.
Cet Observatoire a pour mission d'analyser l'évolution de l'appareil commercial de la région d'Ile-de-France à partir des travaux des Observatoires départementaux d'Équipement Commercial (ODEC), et d'élaborer un schéma récapitulatif régional de développement commercial (voir la synthèse régionale de l’offre commerciale existante et en projet en Île-de-France - Etat à la fin du premier semestre 2006).
Le projet des Terrasses de Poncy figure dans ce document sous la mention « Projet » avec une typologie « autre ». Le document précise pour cette mention : « Il s’agit de projet de créations ou d’extension d’équipement existant portant sur une surface d’au moins 10.000 M2 ayant ou pas l’autorisation d’exploitation commerciale. Echéancier de réalisation très variable : entre 1 et 10 ans. Certains ne peuvent jamais aboutir ». En ce qui concerne la typologie « Autre », elle correspond à des projets dont le contenu commercial n’est pas encore définitivement arrêté.
L'Observatoire d'Équipement Commercial d'Ile-de-France (OECIF) présidé par le préfet de région est composé de 5 collèges : les représentants des départements et du conseil régional d'Ile-de-France, les représentants des activités commerciales et artisanales (grands magasins, grandes surfaces, petits commerces, centres commerciaux...), les représentants des chambres consulaires (chambre de Commerce et d'Industrie et chambre de Métiers), les personnalités qualifiées, les représentants de l'administration (préfecture de région, direction régionale de l'Équipement, délégation régionale au Commerce et à l'Artisanat, direction régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, délégation régionale au Tourisme, direction régionale de l'INSEE).
La Région a mis en place avec les Missions locales, en 2005, un dispositif de suivi personnalisé des jeunes en insertion, dont le succès va croissant. Le conseil régional consacre 4.114.550 euros, en 2007, aux Parcours d’orientation professionnelle (Pop), un dispositif d’aide conçu pour les jeunes suivis par les Missions locales et dont le succès est croissant depuis sa mise en place en 2005 : de 5.000 la première année, le nombre de ses bénéficiaires est passé à 6.200 en 2006 pour atteindre 7.280 cette année.
Le Pop permet aux jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés d’être accompagnés à deux niveaux : à la fois dans l’élaboration de leur projet professionnel et dans sa mise en œuvre. Le tout sur une durée de deux mois en moyenne et, selon les besoins identifiés par les conseillers de la Mission locale, sous la forme d’un suivi collectif ou individuel.
Le Pop collectif s’adresse à des jeunes en général de 18 à 21 ans qui vont aller à la découverte de métiers dont ils ont envie : ils vont être amenés à réaliser des enquêtes auprès de personnes qui les exercent et à passer quelques jours dans des centres de formation qui y mènent.
Le Pop individuel est, au contraire, destiné à un public plus mûr et plus autonome : des personnes âgées de 22 à 25 ans en général, qui ont déjà une expérience professionnelle significative. Leur accompagnement se déroule dans un centre de bilan agréé.
Parmi les métiers le plus souvent découverts dans le cadre de ce dispositif : ceux de la petite enfance, de la santé et du social, d’agent administratif, de vendeur d’équipements ou de produits loisirs, de plombier, de mécanicien et de conducteur.
La Région attribue une subvention de 550 euros par parcours réalisé, tandis que chaque Mission locale porteuse de projet se voit attribuer une aide de 2.000 euros.
Grâce à son dispositif spécifique, la Région a permis d’aider, en 2006, 475 projets de transmission-reprise d’entreprises artisanales. En 2007, elle investit 500.000 € de plus pour en soutenir davantage.
Comment éviter que des entreprises artisanales franciliennes ne disparaissent faute de repreneur ? Question cruciale pour l’avenir économique de l’Île-de-France à laquelle la Région a apporté un élément de réponse en mettant en place dès 2001 un dispositif en faveur de la transmission-reprise.
Mis en œuvre avec le réseau des chambres des métiers et de l’artisanat franciliens, il concerne aujourd’hui potentiellement 130.000 entreprises artisanales. Étant donné son importance et ses enjeux, le conseil régional a fait du soutien à la transmission-reprise une des priorités du SRDE voté en octobre 2006. Les crédits consacrés au dispositif passent de 800.000 euros en 2006 à 1,3 millions d’euros pour l’année 2007.
Anticiper la cession de l’entreprise pour le vendeur, accompagner et former le repreneur sont les deux axes essentiels de cette aide régionale. Elle permet de sauvegarder des entreprises, de maintenir des activités tant en zone urbaine que rurale, et ainsi de conserver et de créer des emplois en Île-de-France.
Le dispositif comprend :
- une aide à l’évaluation des entreprises artisanales à reprendre et la diffusion de la Bourse des entreprises artisanales à reprendre (BREA)
- une aide financière à la reprise d’entreprise pour le repreneur ;
- une aide à la formation et au conseil du repreneur grâce au dispositif CAP Entreprise.
Alliant savoir-faire traditionnel et technologies de pointe, l’artisanat francilien représente plus de 330.000 emplois (INSEE, 2006).
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