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Jeudi 27 décembre 2007
En faisant entrer le cinéma dans les hôpitaux pour enfants, Toiles enchantées offre une fenêtre sur la vie et fait un joli pied-de-nez à la maladie. « Quand les enfants ne peuvent pas aller au cinéma, c’est au cinéma de se déplacer. » C’est ainsi que le comédien et réalisateur Alain Chabat justifie l’action des Toiles enchantées, qu’il préside depuis sa création il y a 10 ans. La belle idée de cette association ? Organiser des projections gratuites (270 en 2007) dans plus de 75 hôpitaux pédiatriques et autres centres de rééducation ou établissements pour enfants handicapés d’Île-de-France, et dans une vingtaine d’autres en province.
 
Pour briser le quotidien difficile des enfants et adolescents qui y séjournent (8.000 chaque année en France), et leur permettre d’accéder comme les autres à la culture et au divertissement, Toiles enchantées emploie deux équipes de projectionnistes. Disposant d’un matériel de qualité professionnelle, ils sont capables de transformer ici une salle de réunion, là un amphithéâtre en une véritable salle de cinéma.
 
Et c’est à chaque fois un événement. D’abord parce que les enfants ont participé au choix des dates et des horaires. Et qu’on leur a procuré à l’avance des affiches qu’ils ont pu épingler ici et là. Mais aussi parce que, le jour venu, lors du goûter qui suit la projection, ils ont toutes les chances de recevoir la visite d’acteurs ou de réalisateurs célèbres. Et de faire le plein de produits dérivés.
 
Grâce à l’appui de nombreux producteurs et distributeurs, la programmation est constituée de films à succès du moment et s’enrichit de deux nouveautés en moyenne chaque mois. En décembre, par exemple, les enfants et adolescents hospitalisés pouvaient s’évader et s’amuser devant Il était une fois, Big City, Je suis une légende ainsi que Les Rois de la glisse et Stardust.
 
La Région a attribué 10.000 euros à l’association Toiles enchantées.
par Eddie AIT publié dans : Santé
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Lundi 2 juillet 2007
Un changement de statut du Cancéropôle Île-de-France donne à la Région, son partenaire financier, une meilleure visibilité sur les recherches menées.
 
Groupement d’intérêt scientifique (GIS) depuis 2004, le Cancéropôle Île-de-France va devenir un groupement d’intérêt public (GIP). Cela permettra à la Région, qui l’a financé à hauteur de 6 millions d’euros en 2004, 5,5 millions en 2005 et 5 millions en 2006, d’y adhérer en tant que « partenaire » et ainsi d’être associée en amont à la naissance et au suivi des projets.
 
Le GIP est un instrument de coopération entre collectivités publiques et est très utilisé dans le domaine de la recherche depuis sa création en 1982. Contrairement au GIS, il est doté d’une personnalité juridique. La Région sera systématiquement invitée aux principales instances du GIP : assemblée générale, conseil d’administration et conseil scientifique.
 
Créé en 2003, le Cancéropole Île-de-France est l’un des sept qui existent en France. Il regroupe neuf entités, qui deviennent les « membres » du GIP : l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, la fondation Institut Curie, l’institut Gustave Roussy et l’Institut universitaire d’hématologie, à l’hôpital Saint-Louis, l’Institut Pasteur, le Centre René Huguenin, l’Institut Cochin (Inserm), l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l’Institut André Lwoff (CNRS). Par ailleurs, il prend appui sur plus de 100 services hospitaliers, 78 unités Inserm, 40 unités CNRS, 30 équipes universitaires et 10 équipes CEA.
 
Le Cancéropole Île-de-France rassemble ainsi près de 40 % de la recherche française et 20 % du potentiel de soins dans le domaine du cancer.
par Eddie AIT publié dans : Santé
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Vendredi 24 novembre 2006
Face à l’ampleur des problématiques de santé publique franciliennes, le conseil régional vient d’adopter un ensemble de mesures qui permettront de construire une politique de santé cohérente. 
 
Adhésion au Groupement régional de santé publique (GRSP) d’Île de- France
 
En adhérant au GRSP, la Région s'engage à participer à la construction et à la mise en œuvre des priorités du Plan régional de santé publique (PRSP), notamment le développement de la prévention et la réduction des inégalités d’accès aux soins. Cette adhésion ne pourra avoir lieu qu’après la constitution d’un Groupement d’intérêt public (GIP). La convention constitutive du GIP sera soumise lors d’un prochain Conseil régional. 
 
Aide en faveur de la participation à des études
 
La Région a décidé de soutenir financièrement les études dans le domaine de la santé dont la qualité d’exploitation régionale potentielle nécessite notamment d’être garantie par la constitution d’échantillons franciliens représentatifs. Leur l’objet viendrait compléter, sans s’y substituer, le programme de travail de l’Observatoire régionale de la santé (ORS). L’aide régionale est fixée à 50 % maximum de la dépense subventionnable, dans la limite d’un plafond fixé à 50.000 €. 
par Eddie AIT publié dans : Santé
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Jeudi 17 août 2006
La Région se prononce contre la logique de rentabilité appliquée à la santé et à la fermeture de lits en Ile-de-France. La Région Ile-de-France s’est prononcée sur le schéma régional d’organisation sanitaire de troisième génération. Son objectif vise notamment la réduction des inégalités territoriales et sociales en Ile-de-France dans l’accès aux soins.
 
La Région s’est prononcée contre ce projet,
regrettant notamment :
 
Des besoins des Franciliens mal identifiés et insuffisamment pris en compte
Une priorité donnée à la performance économique sur la performance médicale. De fait, le schéma a été élaboré pour répondre en priorité à une réduction des dépenses sans œuvrer à l’égalité d’accès aux soins
Une absence d’articulation entre les politiques d’organisation sanitaire et d’aménagement du territoire
L’insuffisante prise en compte des inégalités d’accès aux soins
Une concertation insuffisante du SROS 3
Une nécessaire articulation entre choix de santé et formations des personnels
Le manque de clarté de l’ARH sur ses objectifs quantifiés par établissement
La non prise en compte des modalités de financement des priorités régionales, des relations entre psychiatrie et secteur médico-social
 
La Région, par la voix de Francine Bavay, vice-présidente chargé de la santé, souhaite notamment que :
 
le schéma parte des besoins et non de la distribution des recettes décidées nationalement (cf. plan hôpital 2007)
les moyens sanitaires et hospitaliers nécessaires à la réalisation des ambitieux programmes de santé publique soient apportés
davantage de moyens soient donnés à la psychiatrie, secteur en crise
le maillage territorial de soins soit amélioré en contractualisant la médecine de ville et de soins à domicile sans exclure la médecine non conventionnelle
la fermeture de lits doit cesser, qui a dépassé les limites de la sécurité sanitaire et la politique tarifaire à l’activité.
 
La Région a donc émis un avis défavorable sur le projet de SROS 3, et estime nécessaire qu’une révision permettra une meilleure concertation ainsi qu’une plus grande prise en compte des besoins des populations.
par Eddie AIT publié dans : Santé
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Vendredi 7 juillet 2006
A lire dans l'HUMANITE
 
Santé publique.
L’enquête de la Fédération hospitalière de France confirme le sous-financement des établissements
 
En 2006, 68 % des hôpitaux publics sont en déficit. 31 % sont à l’équilibre. Et 1 % seulement affichent un excédent. Ces données inquiétantes sont tirées d’une enquête, la première pour 2006, réalisée par la Fédération hospitalière de France (FHF). 77 % des établissements sollicités ont répondu au sondage. Leur déficit cumulé atteint 741,22 millions d’euros, soit 2,45 % de leurs budgets. « Le besoin de financement évalué il y a quelques mois à 1 milliard d’euros est donc confirmé », a extrapolé Yves Gaubert, responsable budget finances à la FHF, lors de la conférence sur l’économie de l’hôpital organisée par le quotidien les Échos.
 
La tendance n’est pas nouvelle. Depuis quatre ans, le secteur hospitalier public est étranglé par un sous-financement délibéré.
 
L’évolution de ses dépenses, votée chaque année par la majorité parlementaire sur proposition du gouvernement, est en deçà du minimum vital. Systématiquement en difficulté, les établissements ont pris l’habitude, contraints et forcés, d’inscrire les déficits d’une année à l’exercice budgétaire suivant pour présenter des comptes à l’équilibre. Quand le cumul devient trop lourd, des « plans de retour à l’équilibre » sont imposés par les pouvoirs publics : l’agence régionale d’hospitalisation (ARH) efface une partie de l’ardoise en échange de gros efforts d’économies de la part des hôpitaux.
 
Mais cette année la réforme hospitalière est passée par là. Soumis à une logique proche de la gestion d’entreprise, les hôpitaux élaborent non plus un « budget global », mais un « état prévisionnel des recettes et des dépenses », selon des règles comptables appartenant au privé.
 
Deux façons d’éponger le déficit
 
Ce basculement interdit le recours aux reports de charges. Il impose d’assumer les déficits. Et d’y remédier au plus vite, sur fonds propres. Ainsi, dans l’hypothèse où les « capacités d’autofinancement » de l’hôpital ne suffisent pas à compenser les éventuelles défaillances du « compte de résultat principal », « alors un plan de redressement doit être présenté par l’établissement », a expliqué lors du même colloque Malik Albert, directeur des finances du centre hospitalier de Cannes. « On sait qu’il y a deux façons pour éponger un déficit, a détaillé Francis Fellinger, médecin au centre hospitalier d’Haguenau. Soit on comprime du personnel, en ne recrutant pas, soit on grève l’investissement. » Qu’advient-il quand ces marges de manoeuvre sont épuisées ? « Le dépôt de bilan est-il envisageable ? » a demandé un participant.
 
Pour les responsables hospitaliers, l’exercice est d’autant plus acrobatique que, contrairement à une entreprise « normale », l’hôpital ne maîtrise ni ses coûts (le prix des médicaments, par exemple, relève du comité économique des produits de santé) ni les prix qu’il pratique (les tarifs d’hospitalisation, fonction de la pathologie traitée, sont fixés par le ministère de la Santé). Seule échappatoire, à haut risque pour la santé publique : privilégier les pathologies qui rapportent.
 
Anne-Sophie Stamane
 
par Eddie AIT publié dans : Santé
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