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Mardi 31 juillet 2007
La question du service de transport apporté aux usagers relève d’abord des entreprises, que ce soit en situation normale ou en cas de perturbations du trafic. Les autorités organisatrices de transport ont vocation à définir les grands axes des politiques de transport mais le dialogue social relève de la seule responsabilité des entreprises.
 
Aujourd’hui le gouvernement entend légiférer dans ce domaine, ce qui n’apparaît pas forcément comme la solution la plus judicieuse. En toute hypothèse, l’Association des Régions de France entend réaffirmer les principes auxquels obéit son action.
 
Les Régions, autorités organisatrices du transport ferroviaire de voyageurs, mènent une politique ambitieuse en développant l’offre, en renouvelant le matériel et en adaptant la tarification. Elles sont très attachées à la qualité du service et en constatent actuellement une dégradation. L’essentiel de ces perturbations est dû à différentes causes : des problèmes de maintenance du matériel et des infrastructures, un manque de moyens et rarement des grèves.
 
Ce que souhaitent les usagers, c’est une qualité du service au quotidien et en temps normal. L’Etat doit donc d’abord, en priorité, donner aux acteurs du système ferroviaire les moyens de l’entretenir, de le moderniser et de le développer. Certaines autorités organisatrices n’ont pas attendu ce projet de loi pour introduire des dispositifs de prévisibilité et de niveaux de service garanti dans l’ensemble des cas de situation perturbée, qui peuvent relever soit des grèves, soit des travaux programmés ou de tout autre incident. Il n’apparaît pas nécessaire de modifier les dispositions existantes qui respectent les rôles différents des uns et des autres (autorités organisatrices, exploitants, collectivités locales).
 
En tout état de cause une loi devrait tenir compte de la diversité des situations et de la libre administration des collectivités locales et laisser toute la souplesse nécessaire. Il serait logique aussi que l’exploitant mobilise en situation perturbée les moyens disponibles de manière générale (par exemple TER, TGV, grandes lignes) et pas seulement par réseau.
 
Au-delà, l’ARF est convaincue de l’absolue nécessité de miser d’abord sur le dialogue social. Il ne s’agit pas de demander à des autorités organisatrices de se substituer soit à l’Etat dans sa mission régalienne, soit à l’exploitant pour ce qui est de la définition précise des services en situation perturbée. Par contre, les Régions insistent sur la priorité qui doit être donnée par les exploitants à une information préalable des usagers sur les plans de transport et sur le respect strict de ceux-ci.
 
Par ailleurs, les autorités organisatrices n’ont pas vocation à supporter directement ou indirectement les conséquences d’une volonté de l’Etat d’assurer une indemnisation des usagers comme risque de l’introduire le projet de loi. L’Association des Régions de France et les Régions seront vigilantes sur les évolutions du projet de loi.
par Eddie AIT publié dans : Transports
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Mercredi 18 juillet 2007
Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, Président du STIF, a rencontré jeudi 12 juillet Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, dans le cadre des consultations gouvernementales sur le projet de loi « dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs ».
 
Jean-Paul Huchon a d’abord rappelé au ministre son attachement profond au droit à la mobilité, essentiel pour la vie quotidienne en Ile-de-France. Et expliqué qu’à ce titre, il était favorable à la négociation entre les entreprises, les syndicats et l’ensemble des collectivités représentées au STIF (syndicat des transports d’Ile-de-France) d’une continuité du service, en cas de grève. Dans le respect des principes constitutionnels du droit de grève.
 
Jean-Paul Huchon a surtout alerté le ministre sur la spécificité francilienne en matière de transports publics : 12 millions de voyageurs-jour ; 60% des déplacements du réseau français ; un système interconnecté (métro-bus-RER-tramway-fluvial). C’est pourquoi il juge irréaliste voire impossible d’imaginer un plan de transport en cas de grève qui définirait des lignes prioritaires. Selon lui, il faut raisonner en pourcentages de service assuré sur l’ensemble du réseau francilien et par sous réseau.
 
Le Président de la Région Ile-de-France a également fortement insisté sur le fait que, si ce projet de loi répond à une attente légitime des usagers, il ne faut pas que l’arbre cache la forêt. En Ile-de-France, le vrai problème c’est que les 2/3 des retards, des irrégularités et des perturbations ont pour origine la vétusté des trains de banlieue et des infrastructures (rails, caténaires, aiguillages…) Pour Jean-Paul Huchon, « si le Président de la République et le gouvernement, veulent apporter aux Franciliens des réponses aux retards dans les transports, il faut que l’Etat participe à un effort financier de l’ordre de 30 milliards d’euros sur 15 à 20 ans ». Il attend donc que l’Etat révise à la hausse sa part au contrat de projets Etat-Région 2007-2013 et accepte de cofinancer les infrastructures banlieue-banlieue.
 
Enfin, le Président Huchon a indiqué au ministre que, dans le cadre du débat parlementaire, il sera très attentif à ce que les indemnisations prévues pour les usagers pénalisés par un conflit, ne soient pas à la charge du contribuable local.
par Eddie AIT publié dans : Transports
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Lundi 30 avril 2007
Soucieuse d’aider les plus démunis à se déplacer, la Région distribue, depuis 1998, des chèques spéciaux aux jeunes suivis par les missions locales.
 
La Région consacre 3.150.000 € en 2007 au financement des « chèques mobilité » que les missions locales distribueront, au cours de cette année, aux jeunes qu’elles suivent. D’une valeur de 4 à 8 euros, ces titres sont destinés à couvrir les frais de déplacement liés à des démarches d’insertion professionnelle.
 
Les « chèques mobilité » sont émis par 82 missions locales : 5 à Paris, 12 en Seine-et-Marne, 10 dans les Yvelines, 10 dans l’Essonne, 13 dans les Hauts-de-Seine, 14 en Seine-Saint-Denis, 11 dans le Val-de-Marne et 7 dans le Val d’Oise. Et leur succès est croissant : de 41.000 en 2001, le nombre de ses bénéficiaires est passé à 44.761 en 2003 pour atteindre 47.000 en 2006.
 
Lancé en 1998, le dispositif est financé à 30 % par la Région et à 70 % par le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif). Il permet de voyager sur les lignes de la RATP et de la SNCF - Transilien et sur celles du réseau de transporteurs privés Optile.
 
À noter que d’autres populations peuvent bénéficier d’aides à la mobilité semblables : les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires de l’allocation parents isolés (API). Dans ce cas, les titres sont émis non pas par le conseil régional mais par les conseils généraux, toujours en partenariat avec le Stif. Et ils sont alors essentiellement distribués par les centres communaux d’action sociale (CCAS).
par Eddie AIT publié dans : Transports
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Jeudi 14 décembre 2006
Le dernier conseil d’administration du Syndicat des transports d'le-de-France (STIF) s’est réuni aujourd’hui. Le budget 2007 a été voté et six projets de tramway ont été adoptés. Dans un même temps, le STIF a annoncé de nouvelles mesures en matière d’offre et de tarification.
 
Plus de tram’
 
Six projets de tramway ont été adoptés ; une accélération dans la mise en œuvre des liaisons banlieue à banlieue : les travaux commenceront en 2007.
 
Le prolongement du tramway T1 vers Asnières-Genevilliers
Le prolongement du tramway T2 au Pont de Bezons
Tramway Châtillon-Vélizy-Viroflay
Tramway Villejuif-Athis-Mons
Tramway Athis-Mons-Juvisy-sur-Orge
Transport en site propre Pompadour-Sucy-Bonneuil
 
Les finances 2007
 
C’est le premier budget « complet » qu’élabore ce conseil d’administration puisqu’il a pris ses fonctions en mars 2006. L'ensemble des dépenses 2007, sous contrôle du STIF, pour le fonctionnement des transports publics en Ile-de-France, s'élève à 7,1 milliards d'euros. Le budget propre du STIF, c’est-à-dire sans compter les recettes de la RATP et de la SNCF s’élève à 4,2 milliards d’euros.
 
Du nouveau en 2007
 
Dans ce budget, 46,5 millions d’euros sont consacrés à de nouvelles mesures. Elles marquent un saut qualitatif en matière d’offres, tout en maintenant une tarification modérée.
 
Mesures tarifaires
 
Fusion des zones 6, 7 et 8 : les zones 7 et 8 sont supprimées. Le tarif de la zone 6 sera appliqué. , soit une réduction de 18,5 % sur le prix de l’actuelle carte orange zone 1à 8 (de 142,70 à 116,40 €). La mesure entrera en vigueur à la mi 2007.
Création du ticket H : les correspondances entre bus à bus, et bus à tramway seront possibles durant 1 h 30 avec ce même ticket H.
 
Renforcement de l’offre de transport
 
Un réseau Mobilien renforcé : à Paris, en petite couronne et en grande couronne.
Augmentation du trafic sur le réseau du métro parisien : lignes 2, 3, 5 et 7.
Renforcement du RER A
Desserte de bus dans les quartiers : mise en œuvre d’une offre supplémentaire bus pour améliorer notamment la desserte de quartiers classés politique de la ville.
Transports à la demande: afin de réaliser des expérimentations pour les collectivités qui souhaitent mettre en place des services « à la demande ».
par Eddie AIT publié dans : Transports
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Vendredi 8 décembre 2006
Le 1er octobre, la Région a mis en place la tarification sociale dans les transports publics d’Île-de-France. Elle permet aux plus démunis de bénéficier de 75 % de réduction. Qui ? Quoi ? Comment ? Téléchargez le mode d’emploi. 
 
La Région travaille jour après jour à construire une Île-de-France plus solidaire et plus humaine. Ainsi, depuis le 1er octobre 2006, 1 million de Franciliens en situation de précarité bénéficient de 75 % de réduction dans les transports collectifs, sur leurs coupons hebdomadaires ou mensuels.
 
Entièrement financée par la Région Île-de-France (87 millions d’euros en année pleine), cette mesure concerne :  les bénéficiaires de l’AME (Aide médicale d’État, 100 000 personnes) et les membres de leur foyer ; les allocataires de l’API (Allocation parent isolé) ; les allocataires de l’ASS (Allocation de solidarité spécifique) ; les bénéficiaires de la CMUC (Couverture maladie universelle complémentaire) et les membres de leur foyer.
 
Afin que les bénéficiaires de la mesure mais aussi les professionnels de l’insertion et du social qui les accompagnent au quotidien sachent comment en profiter, la Région Île-de-France a réalisé une fiche pratique très simple récapitulant les démarches à effectuer.
 
N’hésitez pas à vous la procurer pour profiter de cet avantage ou diffuser largement l’information autour de cette mesure historique au profit des Franciliens les plus démunis.
 
Cette fiche est téléchargeable ici au format pdf
par Eddie AIT publié dans : Transports
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