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Dimanche 28 octobre 2007
Avec 287,5 millions d’euros pour la politique de l’eau 2008-2010, la Région confirme ses engagements pour préserver une ressource essentielle. La Région a eu une ambition, le 25 septembre, en votant sa politique de l’eau 2008-2010 : devenir une éco-Région pilote, c'est-à-dire une Région exemplaire en matière de développement durable. Elle y consacre un budget de 287.5 millions d’euros.
 
Cette politique a été élaborée en conformité avec la Charte de l’environnement et du projet Sdrif arrêté en février 2007, et en tenant compte de la situation sur le terrain au terme de ses actions précédentes.
 
Or, que cela soit par l’assainissement, l’aménagement de berges ou la préservation des milieux, la politique que la Région a mise en oeuvre depuis 1992 avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie porte ses fruits. La qualité des rivières et des nappes d’eau souterraines se sont ainsi fortement améliorées.
 
Néanmoins, de nombreux efforts restent à faire pour mieux préserver la biodiversité et mieux traiter des eaux usées. Le risque d’inondation reste par ailleurs majeur sur tout le territoire et il appelle à la vigilance en particulier en matière d’urbanisation.
 
Vers une Éco-Région
 
La politique qui sera menée entre 2008-2010 tient toujours compte des contraintes du milieu (rural ou urbain) avec l’ambition de réduire les inégalités sociales et territoriales. Elle favorise une gestion de proximité, et des partenariats avec les structures administratives locales.
 
Prévenir plutôt que guérir est le crédo de la Région en matière de nuisances.
 
La priorité est mise sur les traitements des usines d’épuration qui devront être moins polluants. Les rejets directs d’eau non traités vers les milieux naturels seront ainsi supprimés. La réduction de l’usage des produits phytosanitaires et des polluants vers le milieu naturel est également une priorité.
 
Autre objectif : stopper l’érosion de la biodiversité en réduisant les dégâts sur la nature. Pour ce faire, la restauration des écosystèmes est privilégiée : libre circulation de la faune et flore piscicole, retour de certaines espèces comme la loutre ou le saumon, reconstitution des marres, haies, fossés et berges. Et, bien sûr, l’agriculture biologique, qui réduit au minimum la pollution et garantit la biodiversité, est encouragée.
 
Enfin, pour limiter la consommation d’eau, la Région soutient les constructions en Haute qualité environnementale, le recyclage des eaux de pluie des piscines… Dans toutes ces actions en direction de l’eau, la dimension économique n’est jamais oubliée. Ainsi, le développement d’éco-activités créatrices d’emplois est encouragé.
par Eddie AIT publié dans : Environnement
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Mercredi 17 octobre 2007
Les mesures consécutives au Grenelle de l'environnement engageront chacun. Normal donc de pouvoir donner son avis. En Île-de-France, l’occasion se présente aujourd’hui. Un grand débat public est organisé dans le cadre des consultations du Grenelle de l’environnement à Drancy (93) le 17 octobre. C’est l’une des 17 « rencontres régionales » prévues en métropole et en outre-mer entre le 5 et le 22 octobre pour permettre aux acteurs locaux (élus, employeurs, salariés, institutions, associations, syndicats…) et au grand public de donner leur avis sur les propositions des groupes d’experts indépendants que le gouvernement a fait plancher de juillet à septembre.
 
Le matin, sont prévus des ateliers thématiques au cours desquels les acteurs locaux (dont des élus et des cadres de la Région Île-de-France) formuleront des propositions adaptées au territoire francilien. Quant à l’après-midi, il est consacré à une séance plénière ouverte à un large public.
 
Cinq priorités régionales
 
Les représentants de la Région pourront, durant cette journée, défendre les cinq priorités du conseil régional pour le Grenelle :
 
- L’augmentation des ressources financières pour le transport collectif : la Région veut par exemple récupérer les recettes du Fonds d’aménagement de la région Île-de-France, taxe créée en 1989 et perçue par l’État depuis 2000.
 
- La lutte contre le bruit : concernant les nuisances aériennes, en étendant le couvre-feu d’Orly à Roissy et en reliant l’aéroport de Paris-Vautry au TGV pour délester Roissy le soir et la nuit ; concernant les nuisances ferroviaires, en réalisant un calendrier de travaux sous maîtrise d’ouvrage de RFF.
 
- La maîtrise de la demande d’énergie et la lutte contre le changement climatique : la Région souhaite par exemple développer le ferroutage et le transport fluvial, et aider les professionnels du bâtiment à améliorer la qualité écologique des constructions et rénovations en leur donnant accès à des formations.
 
- La promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement : en plus d’exiger un moratoire sur la culture d’OGM, la Région préconise des mesures incitatives pour le développement des cultures biologiques.
 
- La préservation de la biodiversité : notamment avec la mise en place d’un réseau d’agences régionales dédiées.
 
Voulu par le gouvernement, le Grenelle de l’environnement doit aboutir, d’ici à décembre, à une série de mesures en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. Leur élaboration passe par des consultations publiques car, au final, elles engageront l’État comme les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations.
par Eddie AIT publié dans : Environnement
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Lundi 24 septembre 2007
Les Régions sont en première ligne des politiques publiques en faveur de l’environnement. Elles répondent à l’objectif fixé lors du premier sommet de la Terre à Rio en 1992 qui soulignait déjà le rôle des autorités locales.
 
Depuis 2004, elles ont augmenté leur budget de 20% par an, soit un doublement en 5 ans. Elles ont engagé de nombreuses innovations, notamment dans les domaines du logement, de la formation et de l’éducation à l’environnement. Elles ont développé les services de transports ferroviaires répondant à la demande des usagers : les trafics ont augmenté partout de l’ordre de 10% par an au cours de ces dernières années. Ces politiques ont fait la preuve de leur efficacité. Elles s’inscrivent dans une démarche de proximité en associant les citoyens, et contribuent à l’emploi au niveau régional sur de nombreux métiers.
 
Le Grenelle de l’Environnement ne devra pas décevoir. Le Gouvernement ne saurait se contenter de quelques mesures emblématiques et d’annonces sans lendemain. Il ne pourra pas non plus s’inscrire dans une démarche centralisatrice, alors que partout en Europe les politiques environnementales s’appuient sur les régions.
 
L’ARF demande que des mesures fortes soient formulées à l’issue de ces rencontres, qu’elles s’inscrivent sur à moyen terme et se traduisent notamment par des dispositions d’ordre législatives, règlementaires et financières, avec des ressources dédiées à l’exercice des responsabilités qui seraient transférées. Les Régions demandent que leur rôle de chef de file dans les politiques liées aux énergies nouvelles, aux transports collectifs, à la biodiversité, à l’agriculture et à l’eau soit clarifié et renforcé avec les transferts financiers correspondants.
 
D’ici la fin septembre l’ARF fera connaître l’ensemble des ses propositions. D’ores et déjà, elle sollicite :
 
- Un programme de développement des énergies renouvelables qui s’appuie sur les initiatives régionales pour rattraper le retard de la France par rapport aux autres grandes nations européennes,
 
- Un engagement de l’Etat sur une loi de programmation pour les transports, dans le cadre de la législature 2007/2012, dans le cadre d’un plan de modernisation à 20 ans des infrastructures ferroviaires, portuaires et fluviales. A cet effet, l’AFITF devrait évoluer vers une Agence des transports avec des ressources dédiées et correspondant à ses missions. Compte tenu de leurs responsabilités pour les TER, les Régions souhaitent avoir accès au versement transport. Elles soutiennent aussi la création de l’eurovignette pour les poids lourds au profit des collectivités territoriales compte tenu de leurs investissements. Dans le domaine du Fret, elles demandent l’arrêt du plan de la SNCF qui vise à supprimer les plate-formes de chargement de 262 gares qui aurait pour effet d’augmenter le trafic routier et de nuire au service public.
 
- Dans le domaine du logement, elles demandent la mise en oeuvre de la rénovation de l’habitat ancien, pour diminuer les consommations d’énergie, ainsi que l’adoption de normes environnementales renforcées pour les constructions neuves dans les programmes locaux d’urbanisme. Dans le cadre de leurs compétences sur la formation professionnelle, les Régions se sont déjà engagées dans des actions en direction des artisans, des salariés et des jeunes, pour assurer la réussite de ces programmes.
 
- Des Régions ont aussi entrepris la réalisation de « plan climat », sollicitant les acteurs économiques, sociaux et administratifs pour la lutte contre le changement climatique. Cette démarche sera généralisée. Elle devra trouver sa traduction dans des avenants aux CPER, liant l’Etat aux Régions pour la période 2007-2013. Ces avenants devront aussi intégrer des exigences de préservation de la biodiversité et des ressources naturelles où les Régions jouent un rôle exemplaire (parcs naturels et réserves naturelles…).
 
L’ARF confirme sa demande d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ, préalable à toute discussion d’un projet de loi annoncé par le Ministre. Les Régions sont prêtes à engager des négociations sur l’évolution de la PAC, pour assurer la gestion des aides directes au niveau régional et orienter ces soutiens vers des mesures agro-environnementales. Elles demandent le renforcement de l’agriculture biologique avec l’objectif d’atteindre 10 % des surfaces cultivées en 2012 et une réduction drastique sur 10 ans de l’utilisation des pesticides.
 
Les Régions réaffirment que l’environnement et le développement durable représentent d’importants gisements d’emplois et une forte valeur ajoutée économique pour la France. Elles souhaitent que la politique de recherche et d’innovation soit systématiquement orientée sur ces objectifs.
 
Enfin, les Régions, par leurs pratiques de démocratie participative, s’inscrivent dans la volonté de construire une véritable démocratie écologique. Elles souhaitent notamment une réforme des procédures de débats publics et la garantie d’expertises indépendantes. Les Régions constitueront des Comités de suivi des décisions du Grenelle de l’environnement pour que celles-ci trouvent leur traduction dans les politiques publiques mises en œuvre au niveau de l’Etat.
par Eddie AIT publié dans : Environnement
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Vendredi 14 septembre 2007
En dotant son Agence des espaces verts d’un budget confortable pour 2007, la Région se donne les moyens d’orienter l’aménagement de son territoire. La Région accorde plus de 23 millions d’euros à l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région d’Île-de-France pour lui permettre de financer ses programmes des mois à venir.
 
L’établissement public, qui met en œuvre, depuis sa création en 1976, la politique régionale en matière de milieux naturels, forêts et promenades, pourra ainsi poursuivre ses acquisitions d’espaces verts et ses interventions en faveur de l’aménagement d’un réseau d’espaces périurbains, boisés, naturels et agricoles, notamment dans la ceinture verte de l’agglomération parisienne.
 
En ayant les moyens d’agir de la sorte, l’AEV permettra à la Région de peser plus fortement sur l’aménagement de son territoire, en conformité avec le Schéma directeur (Sdrif) adopté en février dernier.
 
Le montant consacré aux acquisitions d’espaces verts est de près de 14 millions d’euros. L'agence consacrera près de 7 millions d'euros à des achats dans tous les départements franciliens, notamment dans les massifs de Bréviande (77) et dans les domaines dits périmètres régionaux d’intervention foncière (Prif) de Verneuil (78), des Buttes du Parisis (95), du Mont-Guichet (77) et du Grand-Voyeux (77). Elle disposera aussi d'une enveloppe de plus de 7 millions d'euros pour subventionner les collectivités désireuses d'acquérir elles-mêmes des espaces verts.
 
Les opérations d’aménagement d’espaces verts bénéficieront, elles, d’un budget de près de 6,5 millions d'euros. Ce seront en priorité des travaux de sécurisation (construction de murs d’enceinte, mise en place de dispositifs anti-intrusion…), ainsi que des prises de possession, démolitions, bornages et nettoyages de sites des secteurs gérés par l’AEV.
 
Quant aux aménagements de coulées vertes, une enveloppe d'un peu plus de 2 millions d'euros leur sera allouée. De quoi permettre notamment de démarrer la coulée verte de l’Interconnexion des TGV dans le Val-de-Marne et celle de Cormeilles-en-Parisis (95), et de poursuivre le chantier entamé à Sceaux (92).
 
La Région a attribué 23.300.000 euros à l'Agence des espaces verts d'Île-de-France.
par Eddie AIT publié dans : Environnement
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Lundi 27 août 2007
À partir de septembre, un débat public donnera l’occasion de s’exprimer sur le projet de refonte de la station d’épuration située à Achères. Pour permettre à chacun de donner son avis sur le projet de refonte de la station d’épuration Seine aval située à Achères (78), le Syndicat d’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) invite les Franciliens à participer à un débat public.
 
Le SIAAP, qui gère l’exploitation et qui est régulièrement soutenu par la Région pour la réalisation de gros chantiers, porte ce projet de refonte estimé à 800 millions d’euros. Son but ? Mettre l’ensemble du site Seine aval, qui traite les eaux sales de plus de 5 millions de Franciliens, en conformité avec la Directive européenne cadre sur l’eau (DCE) en reconstruisant ou en fiabilisant les unités existantes.
 
Autres objectifs affichés : réduire les odeurs et le bruit qui gênent les riverains, intégrer l’usine dans le paysage et valoriser les boues d’épuration. Avec le souci constant de créer un outil respectueux de l’environnement : le projet de refonte sera conforme aux normes Haute Qualité Environnementale (HQE).
 
Le débat, organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) dure trois mois, entre le 10 septembre et le 21 décembre et est organisé en trois phases : réunions publiques en octobre, réunions thématiques en novembre et réunions de synthèse en décembre. À l’issue du débat, l’ensemble des participations et arguments de chacun seront compilées dans un compte-rendu, qui servira de base au SIIAP pour déterminer les suites du projet.
 
Infos pratiques : N° Azur : 0811-14-14-14.
Adresse postale : CPDP Station d’épuration Seine Aval
5, quai du Confluent, 78700 Conflans-Sainte-Honorine.
par Eddie AIT publié dans : Environnement
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